Pierre Ménès accusé d'"homophobie", de "racisme" et de "comportement grave envers les femmes" par son ex-assistant : le polémiste contre-attaque
"Racisme décomplexé", 'homophobie", "harcèlement quotidien et violent", "comportements graves envers les femmes" : l'ex-assistant du chroniqueur sportif français, Emmanuel Trumer, n'épargne pas Pierre Ménès. Qui se défend.
- Publié le 26-12-2019 à 14h41
- Mis à jour le 26-12-2019 à 15h29

"Racisme décomplexé", 'homophobie", "harcèlement quotidien et violent", "comportements graves envers les femmes" : l'ex-assistant du chroniqueur sportif français, Emmanuel Trumer, n'épargne pas Pierre Ménès. Qui se défend.
Rien ne va plus entre le journaliste Emmanuel Trumer, 28 ans, ancien assistant de Pierre Ménès, et le célèbre chroniqueur foot.
Embauché par Pierre Ménès pour l'assister sur l'une de ses émissions pour le groupe Canal en 2017, Emmanuel Trumer a détaillé mardi soir, en plein réveillon de Noël, sur Twitter et son site personnel, sa plainte pour harcèlement moral et injure sexiste en raison de l'orientation sexuelle, contre le polémiste du "Canal Football Club". Déposée fin septembre, cette plainte a conduit, selon les informations de nos confrères du Parisien, à l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Nanterre et à l'audition du jeune homme.
Les faits remonteraient à la rentrée 2017. Emmanuel Trumer est fraîchement recruté (en tant qu'assistant) par Pierre Ménès pour l'émission "19h30 PM". "Un piston", assume aujourd'hui Emmanuel Trumer. C'était un service rendu contre un emploi équivalent que ma famille a offert à son fils. Mais Pierre Ménès a fait de ma vie un enfer."
"Emmanuel était son protégé, c'était affectif"
L'homme se disant victime de harcèlement évoque des remarques dénigrantes en public ("mon petit assistant pédé"). Sur un échange diffusé sur les réseaux sociaux attribué au journaliste, le sobriquet apparaît d'ailleurs.
Des méthodes qui ne sont "pas admissibles", souligne l'avocat de l'ancien assistant, Didier Seban. "Il y avait dans ces propos une volonté d'humilier mon client qui était son subordonné au travail", indique-t-il, toujours au Parisien. L'avocat de Pierre Ménès, Arash Derambarsh, minimise pour sa part : "Mon client a un langage fleuri, à l'image de beaucoup de Français, mais tout cela est affectif. Emmanuel était son protégé". L consiel de Pierre Ménès évque également la longueur du délai entre la fin de la collaboration entre les deux hommes et le dépôt de plainte (plus d'un an).
Pierre Ménès contre-attaque
Emmanuel Trumer ne s'arrête pas là : il taxe Pierre Ménès de "racisme décomplexé" et "de comportements très graves envers les femmes" dans un billet diffusé sur son site personnel. Il assure que "son année de contrat avec ce "journaliste"aura été un calvaire absolu". "À tel point que j'ai tenu à mettre fin à toute collaboration avec lui et cela s'est alors transformé en cauchemar", ajoute-t-il. Le journaliste affirme avoir subi "un harcèlement constant, quotidien, violent".
Pierre Ménès, de son côté, n'est pas resté inactif devant la gravité des accusations à son encontre. "J'ai porté plainte en diffamation. J'ai tout fait pour ce mec, je l'ai fait embaucher à Canal à 3000 euros par mois, je l'ai emmené avec moi en déplacement, je le ramenais chez lui et voilà comment il me remercie. Mais quand on te calomnie, tu te dois te justifier", a-t-il écrit en commentaire d'une publication Instagram.
Le journaliste affirme que "par respect pour Emmanuel Trumer, je ne voulais pas aller au tribunal". "Là je n'ai plus le choix. Ça me fait beaucoup de mal", a-t-il conclu. La justice tranchera.
