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"Je veux jouer. Dans le métro ou sur scène mais comme une artiste à part entière, une artiste reconnue, plus comme la petite sauvageonne marginale et amusante"

Bataillant seule depuis ses 17 ans, Ekaterina Philippovich est aujourd'hui à la croisée des chemins. À Minsk, Saint-Pétersbourg et Bruxelles, le métro fut son école et son salut. Rencontre.

Martine D. Mergeay
Bruxelles - Metro de la gare centrale de Bruxelles: Ekaterina Philippovich - musicienne - violoniste. A Bruxelles le 13 juillet 2022
©JC Guillaume

En juin dernier, Ekaterina Philippovich - plus simplement appelée Katia - terminait son master en violon, musique de chambre et pédagogie à l'Imep de Namur. Elle décrochait ses titres avec grande distinction, après avoir remis un mémoire de fin d'études (dans la classe de notre confrère Camille De Rijck) dont le titre laisse rêveur : Street performing from the perspective of professional musicians. Y aurait-il donc un authentique apprentissage du métier dans les halls de gare et les bouches de métro ? Nous avons rencontré la jeune musicienne pour qui le sujet se confond avec sa vie et son propre parcours. "Je suis née à Minsk, en Biélorussie, dans une famille de musiciens professionnels. Ma mère est chef de chant à la Philharmonie de Minsk et mon père est chef de chœur, également chanteur, et est aussi à l'aise dans le classique que dans le folklore et le jazz. À 17 ans, j'ai tout lâché pour partir à Saint-Pétersbourg et y poursuivre des études de violon et de piano (le piano est obligatoire comme deuxième instrument). Ce n'était pas encore au Conservatoire mais dans un cycle préparatoire, comparable à ce qu'on appellerait ici des 'humanités musicales'".

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