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Le truculent Noël païen de Rimski-Korsakov

Un opéra rarissime qui met dans l'ambiance des fêtes.

Nicolas Blanmont
Pour Noël, le diable est en scène
Pour Noël, le diable est en scène ©Bayerische Staatsoper Geoffroy Schied

A priori l'histoire de la Nativité se prête plutôt à l'oratorio qu'à l'opéra. A l'approche des fêtes, L'Oratorio de Noël de Bach, Le Messie de Haendel ou L'enfance du Christ de Berlioz se donneront d'ailleurs de préférence dans les salles de concert, voire dans les églises. La dimension sacrée de Noël a sans doute protégé Jésus et Marie d'un traitement opératique fait de théâtralité ou de virtuosité vocale.

Pourtant, les encyclopédies mentionnent un opéra titré La nuit de Noël, œuvre de Rimski-Korsakov créée le 10 décembre 1895 à Saint-Pétersbourg sur un livret inspiré d'un conte de Gogol. Un conte que Tchaïkovski avait déjà adapté – sans réel succès – pour son opéra Vakula le forgeron, retravaillé ensuite pour devenir Les Escarpins. Sans nul doute taxable de male gaze au regard des critères actuels, l'histoire est celle d'un forgeron qui, pour séduire sa belle, doit lui ramener les plus belles chaussures du monde, en l'occurrence des escarpins portés par la Tsarine. Aidé du diable – qui est un ami, voire un amant, de sa mère – il y parvient, et gagne le cœur espéré.

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