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Tous les atouts dans le jeu de la Dame de Pique

Opéra. Une production foisonnante du chef-d'œuvre de Tchaïkovski.

Nicolas Blanmont
Dans la chambre de Liza
"La Dame de pique" à l'Opéra de Liège: dans la chambre de Liza... ©ORW J. Berger

Stefano Pace continue à ramener à l'affiche de l'Opéra de Liège des répertoires qui y avaient été délaissés par son prédécesseur. Après les Tchèques (Dvorak et Janacek) et Wagner, revoici les Russes, et plus particulièrement Tchaïkovski: La Dame de Pique, vue à Liège pour la dernière fois en 2002, revient dans une production foisonnante qui explore toutes ses potentialités musicales et théâtrales.

Langue russe

Coup de chapeau d'abord à Giampaolo Bisanti, qui réussit brillamment son premier opéra russe – il s'est même mis pour l'occasion à l'étude de la langue de Pouchkine – avec un orchestre méticuleusement préparé pour l'aventure. Attentif à chaque détail de la partition, le chef italien souligne les contrastes et met en évidence les influences : on entend évidemment du Mozart et de la musique française (ou même liégeoise avec Grétry) dans les divertissements de salon, mais on découvre aussi notamment que l'orage de la fin du premier acte de cette Dame de Pique s'inscrit dans la droite ligne des temporali des opéras de Rossini. Très belle prestation aussi des chœurs – renforcés – de Denis Segond, parfois placés dans des postures inattendues mais toujours impressionnants de cohésion.

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