Rock Werchter 2024 : Maneskin, Sum 41, Tom Odell, Simple Plan… entre nostalgie et jeunesse
La moyenne d'âge a baissé d'un cran pour cette deuxième journée sold out avec une affiche Main Stage comblant la nostalgie des années 90, et célébrant les artistes du moment.

- Publié le 06-07-2024 à 15h08

Présent en 2022, le groupe de rock italien qui fait sensation était fortement attendu comme tête d'affiche de cette seconde soirée de Rock Werchter face à une plaine comble survoltée. Le quatuor s'est affiché volontairement provocateur : haut nu pour la bassiste Victoria De Angelis, avec pour seul "habit" un cache téton en forme de cœur. Sans surprise Måneskin a joué ses derniers singles "Gossip" et "Honey (are u coming ?)", échauffant les festivaliers, intercalant entre les deux le titre rock qui lui a fait gagner l'Eurovision 2021 Zitti e buoni, suivi de "Supermodel" interprété lors la finale de l'Eurovision 2022. Depuis Måneskin s'est constitué une crédibilité rock en un temps record sur la scène internationale. Le quatuor diffuse son énergie juvénile, déchaînant le public avec "Beggin" des Four Seasons, et le faisant monter sur scène lors de "Kool Kids". Le groupe est généreux et en donne. Il jouera deux fois le tube "I Wanna Be Your Slave" du deuxième album Teatro d'ira : Vol. I (2021). Un défi relevé pour les rockeurs italiens alors que Sum 41 avait mis la barre haute sur la même scène une heure plus tôt.
Sum 41, un adieu endiablé
Le groupe de punk rock canadien, qui symbolise la génération "American Pie" de la fin des années 1990 aux côtés de blink-182, Good Charlotte et Green Day, a marqué la Main Stage plus tôt en soirée. En pleine tournée d'adieu, après avoir annoncé sa séparation après 27 ans de carrière, le groupe a convié les festivaliers à une fête grandeur nature avec confettis, ballons et effets pyrotechniques. Dans la plus pure punk attitude, le groupe a littéralement mis le feu sur la Main Stage, exaltant son jeune public nostalgique. Et son leader Deryck Whibley à l'énergie débordante de s'exclamer : "C'est ça que j'aime !","C'est fou d'être ici avec vous !","C'est une magnifique soirée", au point qu'on ne verra pas le temps passer. "Bienvenue en enfer !", s'écriera encore le chanteur et guitariste en fin de show dans un décor diabolique à l'image du dernier album "Heaven x hell" (2024). Il fera chanter et "jumper" son public, et s'emportera en laissant tomber son pied de micro, signe d'une fête bien réussie.

Tom Odell, le prodige britannique
En début de soirée, le chanteur et auteur-compositeur britannique Tom Odell (33 ans), qui compte aujourd'hui parmi les artistes les plus écoutés en streaming dans le monde, a offert classe et douceur. Assis au piano à queue, vêtu d'un costume et lunettes noires tout comme ses musiciens qui l'accompagnent (saxophone, violon, basse…), l'artiste à la voix émotive a magnétisé son public attentif à ses ballades pop, partageant des titres de son dernier album "Black Friday" (2024). L'artiste sait aussi bousculer son public en faisant le show, montant sur son piano et descendant dans la fosse, faisant pleurer ses groupies. Le pianiste reprendra "Your Song" d'Elton John qu'il cite comme sa principale source d'inspiration. Et de terminer par son titre phare qui l'a propulsé sur la scène mondiale en 2013 : "Another love", repris en chœur par une plaine comble et comblée.

Simple Plan, la nostalgie galvanisée
En toute simplicité et assurance, le groupe des années 90 Simple Plan a investi la Main Stage dans l'après-midi, pour le plus grand bonheur des fans des premiers jours. Le groupe de punk rock canadien a montré qu'il avait conservé toute l'énergie et l'incroyable tempo ses débuts alors qu'ils donnaient leur premier concert en Belgique lors de l'édition 2005 de Rock Werchter.
