Les Arts de la scène, soulagés, ont les yeux rivés sur la rentrée
"C' est fou !, s'exclame Michel Kacenelenbogen, directeur du Théâtre Le Public. Il y a trois semaines, on se disait qu'on ne jouerait peut-être pas avant janvier…"

- Publié le 03-06-2020 à 19h44
- Mis à jour le 03-06-2020 à 21h45

"C'est fou !, s'exclame Michel Kacenelenbogen, directeur du Théâtre Le Public. Il y a trois semaines, on se disait qu'on ne jouerait peut-être pas avant janvier…"
Et, ce mercredi, Sophie Wilmès (MR) a annoncé une reprise des activités culturelles sans public dès le 8 juin, et avec public (maximum 200 personnes) à partir du 1er juillet (lire p. 6). "C'est un soulagement qu'il y ait une reprise des activités, même si, c'était prévu, elle est progressive", confie Michael Delaunoy, directeur du Rideau, qui pointe néanmoins un certain "flou" concernant les conditions de reprise des répétitions (quid de la distance physique entre les interprètes ?) ou encore de l'accueil des spectateurs à partir de juillet, pour lesquels la distance corporelle est requise et le port du masque préconisé.
"On est évidemment assez contents de pouvoir recommencer les répétitions et, surtout, de voir que la perspective de faire revenir les spectateurs dans les salles à partir de juillet existe vraiment", se réjouit Serge Rangoni, directeur du Théâtre de Liège. En raison du confinement, dans un premier temps, et des contraintes de sécurité, de nombreux événements prévus cet été ont été annulés. Le déconfinement du secteur culturel permettra toutefois à certains rendez-vous d'être organisés, mais sous une formule alternative. C'est notamment le cas pour le Festival de Spa, en août, et le spectacle théâtral de Villers-la-Ville qui aura lieu, dès mi-juillet, sous la forme d'un seul-en-scène, Notre-Dame de Paris , avec Éric De Staercke.
"J'espère que le déconfinement va se poursuivre en septembre, reprend le directeur du Public, car 200 spectateurs, cela représente 30 % de ma jauge." Serge Rangoni avance : "Si tout se poursuit de la même manière, cela laisse augurer des perspectives plus joyeuses d'ici à la rentrée, où l'on pourrait avoir moins de places perdues même si ce serait avec des jauges réduites." Un manque à gagner qui devrait être soutenu par le fédéral et les entités fédérées.