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Juliette, cette jeune fille féministe avant l'heure

Quelques accords de Prokofiev pour rappeler la gravité de l'événement, un banquet baroque comme certaines natures mortes, un drame annoncé…

Juliette, cette jeune fille féministe avant l'heure
©Province de Liège

"Jamais histoire ne vit plus triste fléau que celui de Juliette et de son Roméo", écrivait Shakespeare. On ne se lasse en tout cas ni de l'écouter ni de la redécouvrir. Même lorsque la compagnie Dérivation s'en empare avec sa manière annoncée de détourner les contes les plus célèbres, tels Le Petit Chaperon rouge, ou, en l'occurrence, l'un des grands textes du répertoire.

Le même humour décapant que dans les précédents spectacles, de L'Odyssée à La Princesse au petit pois, s'invite sur le plateau dans la mise en scène de Sofia Betz qui n'hésite pas à imaginer un Tybalt en blouson de cuir frangé façon Harley Davidson, une Juliette, impétueuse Laurie Degand, en jean et perfecto, une nourrice en perruque blond platine et un Prince aux allures de Dark Vador. Autant de codes théâtraux pour essayer de rendre plus accessible ce récit aux adolescents dans une adaptation de l'œuvre signée Édouard Signolet. Une manière originale, avec ses risques et périls, de leur présenter le chef-d'œuvre du maître de Stratford-sur-Avon.

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