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Edito: en finir avec la déprime

De très nombreux Belges ont le sentiment que leur pays n'a pas été géré en bon père de famille. Il manque un grand projet commun. Un édito de Francis Van de Woestyne.

Francis Van de Woestyne
libie
©Photo News

Il y a, ces temps-ci, une vraie lassitude qui dure, une certaine tristesse qui progresse. Le phénomène n'est pas propre à notre pays. La France, aussi, se paye une sorte de spleen printanier.

Près de 50 ans après Mai 68, la révolte gronde en France, à l'égard d'un gouvernement qui peine à expliquer le bien-fondé de ses projets. Dans les rues, sur les places, jeunes idéalistes - mais aussi casseurs - s'approprient l'espace public et cherchent à réinventer le monde et la manière de faire de la politique. Les élites françaises se perdent dans des débats intellectuels à mille lieux des préoccupations quotidiennes des Français. La France, comme toujours, peine à se réformer dans la douceur : elle préfère la douleur. Le symptôme belge est pareil.

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