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Face aux bavures, faut-il réformer la police ?

L'affaire Chovanec, très médiatisée, ainsi que d'autres bavures policières en Belgique posent la question d'une réforme de la police. Faut-il lui enlever certaines missions et pouvoirs ou renforcer les moyens alloués aux policiers ?

Entretiens : Louise Vanderkelen
Face aux bavures, faut-il réformer la police ?
©BELGA

Oui pour Esteban Debrulle, militant issu du monde associatif

Pour mettre un terme aux violences policières, certaines missions des agents de police, qui font appel à la médiation, devraient être laissées aux gardiens de la paix. Un tribunal spécifiquement dédié à juger en urgence les violences policières devrait également être créé.

En Belgique ou à l'étranger, des actions policières violentes ayant parfois entraîné la mort de personnes interpellées ont fait la Une de l'actualité ces dernières semaines. La police serait-elle violente selon vous ?

Plus violente, certainement. Nous pouvons le constater : ces violences sont filmées et la population témoigne. Un rapport du Comité P le confirme également. Ce climat s'est instauré selon moi lorsque la police a décidé de mener une politique très dure à l'égard des migrants. La violence a commencé il y a quelques années au parc Maximilien (Bruxelles) et sur les aires d'autoroutes où on a constaté de la part de la police des violences, de la saisie de matériels et des intimidations, le tout sur fond d'impunité des policiers. Depuis, la situation a dégénéré et personne ne semble vouloir mettre un terme à ces violences. On le voit aujourd'hui avec le ministre Jambon qui est entendu dans l'affaire Chovanec (voir pp. 4-5).

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