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Allonger le congé de deuil à dix jours, est-ce une bonne idée ?

L'allongement du congé masque-t-elle le peu d'efforts en matière de simplification administrative ?

Thierry Boutte
Allonger le congé de deuil à dix jours, est-ce une bonne idée ?
©Pïxabay

Le 17 juin, la Chambre a voté en faveur de la proposition de loi visant à allonger le congé de deuil, qui passera de trois à dix jours lors du décès d'un enfant ou d'un conjoint. Tir manqué, le premier problème pour les proches n'est-il pas le labyrinthe administratif  ?

Un allongement nécessaire pour Nahima Lanjri Députée (CD&V) fédérale

Le congé de deuil suite au décès d'un enfant ou d'un conjoint passera de trois à dix jours. Le deuil n'est pas une maladie, c'est un droit fondamental. Les proches auront plus de temps pour se poser, réfléchir à leur perte et faire leur deuil. Jeudi 17 juin, la Chambre a approuvé à l'unanimité votre proposition de loi visant à allonger le congé de deuil. Pourquoi avez-vous pris cette initiative ?

Quand on est confronté au décès d'un enfant ou d'un conjoint, trois jours de deuil, ce n'est pas assez. Tout le monde s'accorde là-dessus. Parce qu'on vit un choc terrible, puis on enchaîne avec l'organisation des funérailles et il reste peu de temps pour faire son deuil. Passer de trois à dix jours n'est sans doute pas suffisant mais c'est une avancée. Cet allongement est aussi une marque de reconnaissance. Le deuil est un processus normal et légitime qu'on doit accepter et non une maladie. Que constatait-on ? Qu'après la période de deuil de trois jours, de nombreuses personnes allaient voir leur médecin et obtenaient un certificat d'absence pour cause de maladie. D'autres n'osaient pas aller se confier au médecin. Cette période de 10 jours pour tous évitera de devoir recourir à un certificat médical à cause de son chagrin.

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