Après les piratages par des IA en test, OpenAI va lancer un modèle encore plus puissant
Après une série de cyberattaques par des intelligences artificielles en test, OpenAI a annoncé mardi (heure locale) que son prochain modèle, Astra, est capable de pirater seul des systèmes bien protégés et qu'il sera lancé "bientôt" avec un dispositif de surveillance permettant d'interrompre ses actions.

- Publié le 02-09-2026 à 01h55
- à San francisco, États-Unis

Astra est le premier modèle des créateurs de ChatGPT à atteindre le niveau de risque le plus élevé de sa propre grille d'évaluation en cybersécurité, écrit l'entreprise de San Francisco dans une note publiée mardi: il peut trouver des failles inconnues et les exploiter dans des systèmes informatiques robustes "sans qu'une personne ne guide chaque étape".
En pratique, les utilisateurs de ChatGPT qui auront accès à Astra pourront voir une tâche interrompue si le dispositif de surveillance la juge non-autorisée, "y compris pour un travail sans rapport avec la cybersécurité", prévient OpenAI, sans dévoiler de date de lancement. Les capacités les plus sensibles seront réservées à un petit groupe de testeurs, puis aux organisations chargées de protéger des infrastructures critiques.
En juillet, OpenAI avait révélé que des agents autonomes reposant sur ses modèles étaient sortis d'un environnement de test confiné pour attaquer Hugging Face, plateforme où les développeurs du monde entier partagent leurs modèles d'IA. En août, l'entreprise avait ralenti le développement d'Astra. L'entraînement le plus important du modèle a repris fin août pour de futures versions d'Astra, précise la note, qui souligne qu'Astra "n'était pas impliqué" dans l'attaque contre Hugging Face.
En l'absence de régulation gouvernementale américaine, OpenAI applique ses propres règles internes, qui l'obligent à renforcer ses garde-fous avant de diffuser un modèle ayant atteint cette puissance.
Jeudi, OpenAI, Anthropic, Google et plus d'une centaine d'entreprises, essentiellement américaines, ont appelé à une "réponse mondiale" pour protéger hôpitaux, réseaux d'eau et autres services essentiels face à la menace de cyberattaques amplifiées par l'IA.
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