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Les universités et hautes écoles réclament plus de 230 millions au fisc

Le projet de réforme fiscale du ministre des Finances vise à limiter l'exonération de précompte professionnel pour la recherche. Cette économie, et les litiges fiscaux en cours avec l'administration, c'est "trop is te veel" pour les universités et hautes écoles alors qu'un consensus les réunit.

Universités.
Que se cache-t-il donc derrière la réforme de la dispense du précompte professionnel ? ©Copyright (c) 2020 KAZIM CANBERK SEZER/Shutterstock. No use without permission.

Une dose d'incompréhension entre l'administration fiscale et le législateur. Une petite pincée de communautarisme. Un chouïa de surréalisme à la belge qui prêterait presque à sourire s'il n'y avait pas, derrière l'histoire qui va suivre, un énorme enjeu de financement pour les hautes écoles et les universités. Pour la recherche tout simplement. On parle ici de centaines de millions d'euros, surtout pour les universités francophones.

Une niche fiscale qui gonfle, qui gonfle…

De quoi s'agit-il ? De la dispense de précompte professionnel pour les chercheurs et d'une petite ligne dans le projet de mini-réforme du ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V), qui souhaite faire des économies dans le domaine de la recherche. Entendez réduire quelque peu les exonérations de précompte pour la recherche et le développement (R&D). Certes, 25 millions d'euros d'économie par an, ce n'est pas grand-chose par rapport à l'ampleur de cette mesure à l'échelle belge, et de l'élargissement de cette niche à laquelle recourent aussi et surtout les entreprises (biopharmacie, industrie, etc.). "Entre deux-tiers et trois-quarts des récupérations leur reviennent", nous glisse une source. D'un courrier adressé en 2021 à Kenneth Vyncke, chef de cabinet du ministre des Finances, que La Libre a pu consulter, on apprend que l'accroissement (de cette niche, NdlR) est de l'ordre de 8 à 10 % par an pour les entreprises tandis qu'il est de l'ordre de 3 à 5 % pour les universités et les hautes écoles. La progression globale de la mesure tourne autour des 8-9 % par an. Sur cette base, le coût estimé de cette disposition se monte à 1,675 milliard d'euros à l'horizon 2025 ! En 2021, on en était déjà à 1,14 milliard d'euros.

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