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Elia sonne l'alerte : "La demande en électricité va dépasser la capacité disponible. Si on n'agit pas, cela aura un coût pour les Belges"

Le gestionnaire de réseau affirme que la demande dépassera "l'offre" dès 2028, mais ne se veut pas catastrophiste. Si les choix politiques sont faits à temps, la situation est gérable. Des questions se posent néanmoins pour l'après 2035, alors que les deux derniers réacteurs nucléaires belges doivent être mis à l'arrêt.

Elia CEO Transmission Belgium Frederic Dunon (R) is pictured during a visit to the control centre of Elia in Schaerbeek, Brussels, on Tuesday 06 May 2025. Elia is the transmission system operator (TSO) for high-voltage electricity in Belgium. BELGA PHOTO JONAS ROOSENS
Frédéric Dunon, CEO d'Elia Transmission Belgium, appelle les politiques à agir rapidement.

"On est moins catastrophistes que par le passé, mais c'est un message clair à faire passer", entend-on en début de conférence de presse ce vendredi chez Elia, le gestionnaire du réseau électrique belge. "Dès 2028, la demande dépassera la capacité disponible, en raison du rythme de l'électrification en Belgique", résume le groupe. En clair, on sera en pénurie d'électricité si on ne réagit pas.

Si les besoins à court terme sont sous contrôle grâce au CRM (Capacity Remuneration Mechanism, qui, pour faire simple, garantit une production d'électricité grâce au gaz) et à la prolongation de certains réacteurs nucléaires (Doel 4 et Tihange 3 jusqu'en 2035), les défis du moyen terme nécessitent des décisions urgentes et coordonnées.

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