Les restaurants plus chers à Bruxelles qu'à Paris: "La capitale belge est reconnue à l'étranger pour sa street food"
Les prix élevés des restaurants à Bruxelles sont-ils un frein pour les touristes ?

- Publié le 29-03-2026 à 09h48

C'est un chiffre qui avait ému, il y a un peu plus d'un an, Patrick Bontinck, le patron de Visit. Brussels, l'organe en charge du tourisme pour la région bruxelloise. En 2024, les restaurants à Bruxelles étaient en moyenne 25 % plus chers que les établissements à Paris. La différence était surtout marquée pour les restaurants moyens de gamme avec service à table.
"Le coût du personnel est plus cher en Belgique que dans les pays limitrophes, cela fait évidemment une grande différence sur l'addition finale", développe Jeroen Roppe, porte-parole de Visit. Brussels. On remarque que, pour réduire ces coûts, beaucoup de jeunes chefs combinent plusieurs fonctions : ils sont à la fois sommeliers ou maîtres d'hôtel. On voit aussi qu'il y a de plus en plus de restaurants où l'on mange au comptoir, là aussi pour réduire les frais de personnel. C'est une vraie tendance".
La cuisine avant-gardiste louée à l'étranger
Ces prix de restauration plus élevés ne semblent pas freiner les touristes à venir visiter la capitale belge. "On n'a pas de données allant dans ce sens-là. Au contraire, d'après nos enquêtes, la gastronomie bruxelloise fait partie des principales motivations des visiteurs étrangers", insiste M. Roppe.
Ces derniers temps, plusieurs médias internationaux ont ainsi loué les qualités de restaurants "avant-gardistes" de la capitale belge comme Kline, Aster, Nightshop ou Flamme. "L'avantage de Bruxelles est d'avoir une offre très diversifiée qui va de l'étoilé à une restauration à plus bas prix."
Des profils de touristes très variés
C'est sur ce dernier créneau que la capitale belge aurait fait son trou. "Bruxelles est reconnue à l'étranger pour sa street food (nourriture de rue), très internationale et variée. C'est une restauration peu chère qui parle aux touristes."
En fait, l'offre culinaire correspond aux différents profils des visiteurs étrangers de la capitale de l'Europe. "La moitié de nos visiteurs sont en voyage d'affaires. Ils dépensent deux à trois fois plus qu'un touriste de loisirs lors de leurs séjours", conclut M. Roppe.
