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"Ça passe mal" : la proposition de taxe sur le patrimoine et les réactions cachent "deux injustices"

La proposition de taxe sur le patrimoine avancée par le président des Engagés suscite de très nombreuses réactions. Marek Hudon, professeur à la Solvay Brussels School of Economics, décrypte les enjeux qui se cachent derrière celle-ci.

King Philippe - Filip of Belgium and Odoo CEO Fabien Pinckaers pictured during a royal visit at ODOO company in Louvain-la-Neuve around ICT, AI and formation, Tuesday 21 April 2026. Belgian king is on a two-day interregional business visit to Flanders and Wallonia, organized with the Flemish and Walloon business networks VOKA and AKT, with 40 business leaders from both regions. BELGA PHOTO DIRK WAEM
Fabien Pinckaers, plus "jeune milliardaire" de Belgique, lors d'une visite du roi chez Odoo. ©Belgaimage

La proposition devait ouvrir un débat sur la répartition de l'effort budgétaire. Elle a surtout déclenché une petite tempête politique. En défendant une taxe annuelle sur les patrimoines financiers les plus élevés, Yvan Verougstraete, président des Engagés, a provoqué la colère du MR, son partenaire de gouvernement au Fédéral, et fait sortir de sa réserve Fabien Pinckaers, fondateur et patron d'Odoo.

Le dispositif avancé par Les Engagés vise les patrimoines financiers supérieurs à 500 000 euros, en excluant les biens immobiliers. Les taux annoncés s'échelonnent de 0,15 % à 0,60 %, avec l'ambition affichée de faire contribuer les 5 % de patrimoines les plus élevés et de faire entrer entre un et deux milliards d'euros par an pour les caisses de l'État.

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