Jusqu'à 5.000 euros d'amende pour les utilisateurs d'IPTV en Italie ? "C'est une étape que nous aimerions éviter mais qui est devenue nécessaire"
L'Italie, déjà à la pointe dans la lutte contre l'IPTV et le streaming illégal, a annoncé une nouvelle mesure visant directement les particuliers.
- Publié le 17-03-2024 à 10h44
- Mis à jour le 17-03-2024 à 22h03

En Europe, l'IPTV rencontre un franc succès. Et l'Italie a décidé de partir en guerre contre cette technologie qui permet de regarder la télévision à la demande via internet, rapportent nos confrères de l'Avenir.
Depuis le 1er février, le pays a activé un bouclier anti IPTV, une première en Europe. La plate-forme baptisée Piracy Shield permet de bloquer en 30 minutes les sites qui diffusent illégalement du sport. Via cette dernière, la procédure de signalement d'un site ou d'un serveur de piratage est accélérée, pour que les fournisseurs d'accès à Internet coupent plus rapidement le flux vers ces sites. Ce sont directement les chaînes TV qui peuvent faire le signalement à la plate-forme.
En Italie, l'IPTV (appelée "il pezzotto") est particulièrement utilisée pour suivre les matches de football, ce qui engendre beaucoup de pertes pour les diffuseurs officiels.
Mais le pays va aller encore plus loin en instaurant des amendes aux particulier. "Une étape nécessaire, même si probablement impopulaire, sera d'infliger des amendes aux utilisateurs des boîtiers IPTV et d'applications facilement téléchargeables depuis les stores Android et Apple et les portails Amazon, ainsi qu'aux utilisateurs des nombreux sites facilement accessibles depuis les moteurs de recherche, qui ne collaborent toujours pas comme ils le devraient", a déclaré sur Linkedin le Commissaire de l'Autorité de régulation des communications (AGCOM), Massimiliano Capitanio.
Et le prix des amendes ira de 150 euros à… 5000 euros. De quoi largement dissuader les usagers.
Cette annonce a provoqué un tollé chez les Italiens, et Massimiliano Capitanio a été obligé de se justifier : "Ce n'est pas du terrorisme psychologique mais du partage d'informations utiles. Souligner que les organisations criminelles qui gèrent les contenus piratés peuvent voler les données des utilisateurs est presque un conseil d'ami", a-t-il ajouté sur le réseau social.
