À quel point un burn-out peut-il nuire à votre travail ?

Aussi malheureux soit-il, le burn-out peut vous hanter l’esprit pendant longtemps. Les employés ayant dû faire face à de l’épuisement professionnel peuvent notamment être désavantagés en cas de licenciement ou voir leurs chances d'embauche et de promotion considérablement réduites.

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À quel point un burn-out peut-il nuire à votre travail ?
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Il est difficile de passer au-dessus d'un burn-out, explique Philippe Sterkens, doctorant à l'université de Gand. Dans le cadre d'une étude, celui-ci a présenté un panel de travailleurs à quelque deux cents managers afin d'analyser leurs chances sur le marché de l'emploi. Outre des informations telles que leur ancienneté, leur salaire et leurs performances, certains d'entre eux ont connu une interruption de travail de deux ans, due ou non à un burn-out. Les managers ont ensuite indiqué quels profils ils écarteraient en cas de vague de licenciements.

Plus de licenciements, moins de promotions

Le constat est sans appel : les salariés ayant un historique de burn-out sont plus rapidement sélectionnés en vue d’un licenciement.

Il n’est guère surprenant que l’épuisement professionnel pénalise les candidats mais les recherches de Philippe Sterkens ont débouché sur deux autres observations. Premièrement, les interruptions de travail dues à une maladie physique ou un congé parental ne sont pas pénalisées. Ensuite, le désavantage auquel les personnes en burn-out doivent faire face est indépendant d'autres caractéristiques telles que la qualité de leur travail.

"En effet, même lorsque les bonnes performances des employés étaient connues des managers chargés de prendre la décision de licenciement, leur historique d'épuisement professionnel continuait à jouer un rôle dans le choix de la direction", poursuit Philippe Sterkens.

D’autres recherches précédemment menées par l'Université de Gand avaient également montré que les personnes ayant été victimes d'épuisement professionnel avaient moins de chances d'être recrutées et promues. En effet, les salariés qui retournaient travailler chez leur ancien employeur après un burn-out avaient un tiers de chance en moins d'être promus.

Enquête

Source : Jobat.be