Ires : 0,8 % de croissance en 2013
Le Produit intérieur brut (PIB) belge devrait augmenter de 0,8 % en 2013 après une contraction de 0,2 % en 2012, prévoit l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires). De 3,5 % en 2011, l'inflation des prix à la consommation redescendrait à 2,8 % en 2012 et 1,6 % en 2013. L'Ires prévoit que la croissance économique belge restera faible au second semestre 2012. L'Institut l'explique dans un contexte où le PIB réel de la Belgique a reculé au deuxième trimestre, l'emploi est en baisse depuis le début de l'année, le chômage a à nouveau augmenté, la confiance des ménages s'est fortement érodée et la conjoncture économique mondiale est morose.
- Publié le 05-10-2012 à 04h15
Le Produit intérieur brut (PIB) belge devrait augmenter de 0,8 % en 2013 après une contraction de 0,2 % en 2012, prévoit l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires). De 3,5 % en 2011, l'inflation des prix à la consommation redescendrait à 2,8 % en 2012 et 1,6 % en 2013. L'Ires prévoit que la croissance économique belge restera faible au second semestre 2012. L'Institut l'explique dans un contexte où le PIB réel de la Belgique a reculé au deuxième trimestre, l'emploi est en baisse depuis le début de l'année, le chômage a à nouveau augmenté, la confiance des ménages s'est fortement érodée et la conjoncture économique mondiale est morose.
L'emploi devrait jouer au yo-yo : après une hausse de 53 100 unités en 2011, il diminuerait de 11 700 unités cette année pour augmenter de 19 900 unités l'an prochain. Si le nombre de chômeurs a baissé de 12 000 unités environ en 2011, il devrait enregistrer une hausse d'environ 24 000 unités en 2012 et de 17 000 unités en 2013. L'inflation des prix à la consommation passerait de 3,5 % en 2011 à 2,8 % cette année et 1,6 % l'an prochain.
Le déficit budgétaire des administrations publiques s'établirait à 2,8 % du PIB cette année, grâce aux mesures budgétaires du gouvernement, mais il devrait remonter à 3,4 % du PIB en 2013 s'il n'y a pas de nouvel ajustement budgétaire, prévient l'Ires.
" Les risques qui entourent nos perspectives sont importants, tout particulièrement pour 2013 , avertit l'Ires. D'une part, étant donné que la crise de la dette souveraine en Europe continue à susciter une forte inquiétude au niveau international, il est particulièrement difficile de déterminer comment les problèmes économiques et financiers actuels évolueront à l'avenir. Nos prévisions reposent cependant sur l'hypothèse que les nouvelles mesures prises par la BCE parviendront à rétablir durablement la stabilité financière au sein de la zone euro. Jusqu'à présent, les marchés financiers internationaux ont réagi de façon positive et nous supposons que leur réaction restera favorable à l'avenir ", conclut l'Institut de recherches de l'UCL. (D'après Belga)
