Brève
Cela s'appelle un départ discret. Il y a quelques mois déjà, Alain Siaens a quitté la présidence de Banque Degroof. Il a cédé sa place à celui qui l'avait précédé à ce poste, à savoir Alain Philippson. Qui fait aussi partie des familles actionnaires. Et c'est dans cette même discrétion que son fils est entré au conseil d'administration.
- Publié le 29-12-2012 à 04h15
Le départ discret d'Alain Siaens de la présidence de Banque Degroof
Cela s'appelle un départ discret. Il y a quelques mois déjà, Alain Siaens a quitté la présidence de Banque Degroof. Il a cédé sa place à celui qui l'avait précédé à ce poste, à savoir Alain Philippson. Qui fait aussi partie des familles actionnaires. Et c'est dans cette même discrétion que son fils est entré au conseil d'administration.
Visiblement, la banque n'a pas voulu faire de grande communication sur ces changements. Peut-être faut-il y voir la volonté d'Alain Siaens de tourner une page alors qu'il se raconte que le conseil s'interroge beaucoup sur l'avenir de l'institution. Lors d'une rencontre avec la presse, un des associés, Alain Schockaert, a en tout cas exclu la piste d'une entrée en Bourse. "La banque n'a jamais été en Bourse et probablement qu'elle n'ira jamais", a-t-il dit. Voilà qui est clair.
Du changement à l'Agence nucléaire
Cela a dû être l'ambiance ces derniers mois à l'Agence fédérale nucléaire de contrôle nucléaire (AFCN). C'est qu'elle a dû assumer la fermeture (temporaire ?) des réacteurs nucléaires Doel 3 et Tihange 2 à cause de la découverte des fissures. Et cela a suscité des grincements de dents. C'est peu dire que les messages distillés par le directeur sortant, Willy De Roovere, ont jeté le trouble et surtout été peu appréciés par le lobby nucléaire. A quelques jours de sa pension, il vient encore d'en rajouter une couche avec des déclarations assez tranchées à la VRT. "Je pense que j'opterais aujourd'hui pour d'autres sources d'énergie", a-t-il dit, insistant sur les risques liés à l'atome. L'homme se sentirait-t-il libéré par la fin de sa carrière ? On peut facilement l'imaginer. Tout comme on peut s'interroger sur les vraies motivations du départ de la porte-parole de l'AFCN, Karina De Beule. Dans sa carte de vœu, elle invoque sa volonté de relever "un nouveau défi." "Après exactement 5 années intéressantes et enrichissantes à l'AFCN", elle a accepté de devenir porte-parole de l'"Agence flamande pour les Personnes avec un Handicap. A-t-elle trouvé là une meilleure cause à défendre ? Une cause en tout cas très différente Son ou sa successeur n'a pas encore été trouvé. Et pourtant le temps presse, vu l'actualité nucléaire qui s'annonce en 2013
