Fitch relève la note de la Grèce d'un cran à "B"
Cette note à long terme est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie que Fitch n'envisage pas de la modifier dans les prochains trimestres.
- Publié le 23-05-2014 à 16h00
- Mis à jour le 23-05-2014 à 16h03

Cette note à long terme est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie que Fitch n'envisage pas de la modifier dans les prochains trimestres
L'agence de notation Fitch a relevé vendredi d'un cran la note d'endettement de la Grèce, de "B-" à "B", tout en la maintenant dans la catégorie hautement spéculative.
Cette décision reflète néanmoins les efforts du pays pour redresser ses comptes et la perspective d'un raffermissement de la croissance de l'économie grecque, a expliqué l'agence.
Cette note à long terme est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie que Fitch n'envisage pas de la modifier dans les prochains trimestres. La note à court terme a quant à elle été maintenue à "B".
Côté redressement budgétaire, Fitch souligne que "la réduction du déficit de la Grèce ces quatre dernières années a été remarquable", le pays venant de dégager un excédent primaire "ajusté" de 0,8% du PIB en 2013, qui devrait selon ses calculs atteindre 1,4% cette année.
Fitch estime que "l'économie (grecque) a touché le fond", et que "la reprise va se raffermir graduellement cette année". L'agence prévoit une croissance de 0,5% du PIB en Grèce cette année et de 2,5% l'an prochain.
Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, s'est félicité du relèvement de la note de la Grèce en rappelant que "Fitch est l'une des agences de notation les plus strictes".
"Le terme +ajustement remarquable+ utilisé par l'agence est important, cela veut dire que les sacrifices du peuple grec sont reconnus internationalement, chose précieuse qu'il faut prendre en compte", a indiqué M. Stournaras à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre, Antonis Samaras.
La Grèce est notée parmi les valeurs spéculatives également par l'agence Moody's (Caa3 depuis novembre, perspective stable) tandis que Standard & Poor's l'a réaffirmée à B-, perspective stable, au mois de mars).
A deux jours du scrutin européen, qui coïncide en Grèce avec le second tour des élections locales, le climat politique est fortement polarisé, la droite du conservateur Antonis Samaras au pouvoir depuis deux ans étant devancée par le parti de l'opposition la Gauche radicale Syriza avec un écart d'environ 3%, selon un récent sondage.
