Bpost: la direction regrette la grève
Le mouvement vise à dénoncer les conditions de travail "exécrables" au sein de l'entreprise publique, ainsi que sa gestion et la mise en place du plan Alpha.
- Publié le 31-10-2014 à 06h21
- Mis à jour le 31-10-2014 à 10h15

La direction de bpost a dit regretter vendredi l'action de blocage qui a été organisée par la CSC-Transcom aux centres de tri et de transport de Bruxelles X, Charleroi et Liège. "L'entreprise ne peut accepter de telles actions irresponsables", insiste la direction. Selon celle-ci, l'action a été "menée par quelques dizaines de membres d'un seul syndicat, sans revendications concrètes". "Mis à part ces militants, tout le personnel était au travail", insiste l'entreprise.
"Par cette action isolée, les meneurs d'action ont empêché d'acheminer le courrier vers les destinataires en Wallonie, Bruxelles et le Brabant Flamand", ajoute la direction de bpost, qui dit ne pouvoir accepter de "telles actions irresponsables".
Bpost en grève
L'action de grève de la CSC-Transcom se poursuivait vendredi matin dans les centres de tri et de transport de bpost de Bruxelles X, Charleroi et Liège. Le mouvement devrait prendre fin dans le courant de la matinée sur le site bruxellois mais il devrait être plus long dans les autres centres, a indiqué vendredi matin André Blaise, responsable du syndicat chrétien francophone pour le secteur postal. L'appel à la grève ne concernait que ces centres de tri et de transport et ne doit donc, normalement, pas toucher les bureaux de poste. "Evidemment, ces bureaux ne reçoivent pas le courrier en raison de l'action dans les trois centres donc le travail sera également perturbé à ce niveau-là", souligne M. Blaise. "Cependant, nous avons demandé à nos affiliés de laisser passer les camions transportant les journaux afin de limiter, autant que faire se peut, l'impact sur la population."
La CSC-Transcom rappelle que la grève est pour elle "le moyen ultime pour faire entendre nos revendications". "Bpost est la vache à lait de l'Etat. Les raisons de notre mécontentement sont nombreuses", ajoute M. Blaise.
