Icon payantArticle réservé aux abonnés

La Banque centrale européenne invite les politiques à prendre l'initiative

Pour l'économiste grec Nikos Maggias, la décision de la BCE est surtout symbolique. Entretien.

Angélique Kourounis, Correspondante à Athènes

Economiste à la Banque nationale de Grèce (une banque privée), Nikos Magginas commente la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de ne plus accepter de titres grecs comme garanties pour refinancer les banques grecques.

La décision de la BCE menace-t-elle de déstabiliser le système bancaire grec ?

Non. C'est une action symbolique. En fait, la BCE transfère le "credit risk" sur la Banque de Grèce avec une légère augmentation d'environ 1 % du coût de ce risque, ce qui est assez bas. La conséquence est que les banques grecques ne pourront désormais plus faire appel qu'au Fonds de liquidités d'urgence (ELA). C'est cependant toujours la BCE qui les finance, mais via notre Banque centrale. Cela dit, le coup porte parce qu'il intervient à un moment où la Grèce en général et son système bancaire en particulier sont observés de très près, en raison des récents changements politiques. La même chose s'est produite en 2012, lors de l'échange de titres qui a permis de réduire la dette due aux créanciers privés. Le pays était alors en situation de faillite sélective, et les statuts de la BCE lui interdisaient déjà de recevoir des obligations grecques sauf de façon exceptionnelle comme garanties du secteur public grec. Aujourd'hui le problème est pratiquement le même car la BCE continuait d'accepter des obligations d'Etat grecques de façon exceptionnelle. De toute façon, à la fin du programme d'aide, qui se termine le 28 février, le problème se serait posé.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...