Une PME belge sur trois compte recruter entre avril et juin: voici dans quels secteurs
Le grand baromètre SD Worx des intentions de recrutement des PME (moins de 100 travailleurs) vient de tomber. Et pour sept PME sur dix, ce sont principalement des postes vacants récents.

- Publié le 01-04-2019 à 14h25
- Mis à jour le 01-04-2019 à 14h44

Le grand baromètre SD Worx des intentions de recrutement des PME (moins de 100 travailleurs) vient de tomber. Et pour sept PME sur dix, ce sont principalement des postes vacants récents.
Selon le dernier rapport mené par SD Worx, les intentions de recrutement des PME (moins de 100 travailleurs) restent stables. En effet, au deuxième trimestre, une PME belge sur trois (34,4 %) souhaite également recruter. Exactement le même pourcentage (c'est-à-dire 34,4 %) s'attend à une augmentation de la quantité de travail.
Pour une minorité, il s'agit de postes vacants assez anciens, mais pour sept sur dix, il s'agit principalement de postes vacants récents. Ce sont en tout cas les conclusions les plus étonnantes de la 35ème enquête sur l'emploi pour le compte du prestataire de services RH SD Worx réalisée auprès de 1004 dirigeants d'entreprises et responsables du personnel en mars 2019.
L'industrie et la construction sont les secteurs les plus concernés par les postes vacants ouverts depuis une durée assez longue (44,4 %) en comparaison avec le commerce, les services ou les organismes sans but lucratif où les emplois disponibles sont plus récents (25,7 %).
Une volonté similaire dans nos régions
"Une PME sur trois veut recruter. Parmi celles-ci, sept sur dix parlent de "d'emplois vacants récents", quelles que soient la taille de l'organisation et la région. Pour une sur trois, il s'agit de 'postes vacants ouverts depuis longtemps' : c'est heureusement une minorité ! Il n'y a pas de différences stratégiques entre Bruxelles, la Wallonie ou la Flandre. Cependant, nous voyons des différences entre quelques provinces : le Brabant flamand souffre le moins de postes ouverts depuis longtemps (17,8 %) ; Le Limbourg et la Flandre Occidentale en souffrent le plus (43,4 % et 43,9 % respectivement). De plus, nous constatons une différence en fonction du secteur : dans l'industrie et la construction (secteur secondaire), on parle davantage de postes "principalement ouverts depuis longtemps" que dans les services (secteurs tertiaire et quaternaire). Et dans quatre sur les dix, il y a des jobs disponibles depuis longtemps. La majorité des emplois disponibles le sont donc depuis peu de temps", explique Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME auprès de SD Worx.
En définitive, les PME belges souhaitent donc toujours recruter des travailleurs. Et cela fait déjà six trimestres d'affilée que ce pourcentage est supérieur à 33 %. Tout comme au premier trimestre de 2019, où 34,4 % des PME interrogées prévoient de recruter. En outre, les deux tiers de ces emplois représentent des extensions de l'effectif du personnel actuel.
Les PME optimistes pour le prochain trimestre
En Flandre, avec 35,0 %, les projets de recrutement restent tout à fait identiques par rapport au trimestre précédent ; et la Wallonie se situe juste au-dessus avec 36,5 % (par rapport à 38,6 % au trimestre précédent) ; Bruxelles reste légèrement en dessous, mais se redresse avec 28,6 % pour le deuxième trimestre.
Et selon SD Worx, les PME restent optimistes quant à la quantité de travail au cours du prochain trimestre. En effet, 34,4 % des PME belges s'attendent à une augmentation de la quantité de travail au cours des trois prochains mois, ce qui est similaire au dernier trimestre.
Dans les faits, l'augmentation se situe principalement dans le secteur secondaire de l'industrie et de la construction avec 42,4 %, alors que ce chiffre est de 32,2 % dans les secteurs tertiaire et quaternaire (celui de l'économie sociale, occupé par les associations et fondé sur l'échange de services). Au dernier trimestre, c'était encore différent avec 33,2 % et 35,4 % respectivement.
"Le baromètre SD Worx pour les PME présente une stabilité en termes d'intentions d'embauche. Par rapport au trimestre précédent, nous constatons encore une fois une augmentation dans le secteur de l'industrie et de la construction", conclut Vassilios Skarlidis.
