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Enfin un vrai food market à Bruxelles !

Mercredi, le "Wolf" a été dévoilé à la presse. Ouvert dès ce samedi, ce nouveau lieu importe à Bruxelles le concept du "food market". Installé dans l'ancien immeuble de la CGER, il accueille une microbrasserie et 17 restaurants.

Hubert Heyrendt et Charlotte Mikolajczak
Enfin un vrai food market à Bruxelles !
©D.R.

Mercredi, le "Wolf" a été dévoilé à la presse. Ouvert dès ce samedi, ce nouveau lieu importe à Bruxelles le concept du "food market". Installé dans l'ancien immeuble de la CGER, il accueille une microbrasserie et 17 restaurants.

New York, Londres, Berlin, Lyon, Copenhague, Madrid, Lisbonne… Toutes les grandes capitales du monde ont succombé depuis longtemps déjà au charme des food markets. Cela fait des années qu'on se lamentait du retard pris par Bruxelles en la matière. Mais depuis ce mercredi, la capitale compte enfin son premier marché gourmet digne ce nom, le Wolf, qui ouvrira officiellement ses portes au public ce samedi dans l'ancien immeuble de la CGER de la rue Fossé aux Loups.

Plusieurs millions d'investissement

Très ambitieux, ce projet a été imaginé il y a trois ans par le Bruxellois Thierry Goor, qui travaille depuis 35 ans dans la communication à Bruxelles, Paris et Lyon. "J'ai eu l'idée générale du concept, que j'ai présentée au départ à Paul et Michel Haelterman. Ils ont tout de suite accroché sur l'idée de revaloriser le bâtiment et le quartier. Ensuite, Pascal van Hamme (patron du groupe Chou de Bruxelles, qui possède le traiteur du même nom, mais aussi Le Mess, Le Vaudeville ou Le Chalet Robinson à Bruxelles, NdlR) est arrivé dans le projet…", nous explique le créateur, en mordant à belles dents dans un petit hamburger des Super Filles du Tram, l'un des 17 restaurants présents au Wolf.

Pour lancer un tel lieu, il faut en effet avoir des billes. À la tête de la brasserie Haelterman (qui importe notamment la bière danoise Carlsberg en Belgique), les frères Haelterman ont les reins solides. Ce sont eux qui sont d'ailleurs propriétaires du bâtiment, la société exploitant le Wolf ayant signé un bail renouvelable de 27 ans. Sur le budget, Thierry Goor reste cependant très discret. En guise de chiffre, il se contente de dire qu'un tel investissement – essentiellement des capitaux privés, mais avec un soutien de la Région bruxelloise – représente "beaucoup de millions"…

Et si de tels projets à Anvers et à Gand se sont soldés par un échec, le bonhomme reste confiant. "Le problème, c'est que, comme c'est un peu à la mode, les gens se disent : 'Tiens, on va lancer un truc comme ça.' Mais c'est excessivement compliqué. On a été au fond des détails. On a créé notre propre application de commande, notre propre système de livraison, que l'on va lancer au fur et à mesure. Ce sont vraiment des paris ambitieux", estime M. Goor, en soulignant que tous les paiements seront électroniques chez Wolf, qui sera ouvert 7 jours 7, de 8 h à 23 heures.

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