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Le PS veut salarier les travailleurs collaboratifs, "imbuvable" pour le MR

Nouvelle pomme de discorde entre PS et MR sur le front de l'emploi. Les socialistes veulent "forcer" le salariat dans l'économie collaborative. Les libéraux n'en veulent pas.

La matière est complexe, mais la volonté du ministre de l’Économie et de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS), est de mieux protéger ces travailleurs.
La matière est complexe, mais la volonté du ministre de l’Économie et de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS), est de mieux protéger ces travailleurs. ©BELGA

Qu'on le veuille ou non, l'économie collaborative est une réalité. Les coursiers Deliveroo, les chauffeurs Uber ne sont que la face cachée d'une économie de "plateformes" qui a pris un essor important ces dernières années. Notamment en raison de ce qu'on appelle la "loi De Croo", qui a instauré la défiscalisation des revenus générés sur ces plateformes, pour autant qu'ils ne dépassent pas 500 euros par mois. Ces sociétés "de plateforme" prennent de la place. Pour le meilleur, et parfois pour le pire. On ne compte plus les procès intentés contre ces plateformes (Uber notamment). "Avec des jugements d'autant plus compliqués sur le plan juridique que sur le plan fiscal, le SPF Finances leur a parfois octroyé des rulings. Ce qui leur permet de continuer à exercer leurs activités (NdlR : c'est le cas de Deliveroo) et à recourir à de la main-d'œuvre clairement précarisée, voire de la main-d'œuvre illégale", nous explique une source proche du dossier. "Il faut reconnaître que cette loi De Croo n'est pas parfaitement encadrée", nous confirme Renaud Francart, expert à l'Union des classes moyennes (UCM).

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