La débâcle de Boeing va coûter cinq millions de voyageurs à Ryanair
La compagnie irlandaise a publié des résultats à la baisse, en grande partie à cause des problèmes de livraison de ses avions. La compagnie a dû baisser ses prix de 10 % pour remplir ses avions, mais cette tendance devrait s'inverser.

- Publié le 04-11-2024 à 18h03

Le groupe Ryanair a annoncé ce lundi un bénéfice après impôt de 1,79 milliard d'euros pour le premier semestre (qui va de début avril à fin septembre pour l'entreprise irlandaise) de cette année, Même si cela reste un beau pactole, ce bénéfice est en forte baisse (-18 %) par rapport à l'année précédente. La compagnie irlandaise bat toutefois un nouveau record, avec 115 millions de passagers transportés (+ 9 %) en un semestre. Elle espère toujours atteindre la barre symbolique des 200 millions de voyageurs d'ici la fin de son année fiscale, ce qui en ferait l'un des plus gros transporteurs aériens au monde. Le mois d'août passé aura été le plus prolifique, avec 20,5 millions de voyageurs, soit du jamais-vu pour une compagnie européenne.
Comme souvent, Ryanair a joué sur les prix pour remplir ses avions, avec un tarif du billet aérien moyen en chute de 10 % par rapport à la même période de l'année passée (58 euros contre 52 euros actuellement). "De nombreux clients optent pour Ryanair en raison de nos tarifs aériens plus bas, explique Michael O'Leary, le patron du groupe aérien. Grâce à cela, nous enregistrons des gains de parts de marché record dans la plupart des pays".
Si les prix devaient être encore être "légèrement à la baisse" (en comparaison avec ceux de l'année dernière à la même époque) pour la période chargée de Noël, cette tendance devrait s'inverser dans les prochains mois. Les importants retards de livraison d'avions chez Boeing vont commencer à peser pour les Irlandais. Pour rappel, Ryanair ne s'équipe que chez le constructeur américain et les déboires de ce dernier auront un impact sur la croissance de la compagnie low cost. Faute d'avions suffisants, Ryanair s'attend ainsi à "perdre" cinq millions de passagers l'année prochaine, avec des prévisions passées de 215 millions à 210 millions de voyageurs. L'objectif du groupe de Michael O'Leary reste toutefois toujours d'atteindre les 300 millions de passagers "au cours de cette décennie".
