La voiture de collection à 1,5 million d'euros
Au salon autoclassics, une Lamborghini Diablo GT affole les compteurs

- Publié le 15-11-2024 à 18h33

Le plateau du Heysel est un habitué des événements célébrant l'automobile. Le salon de l'auto sera de retour en janvier 2025 après une année d'absence, de quoi, espère le marché, doper les ventes du marché du neuf. Jusqu'à ce dimanche, les allées d'autoclassics proposent une vitrine de choix aux collectionneurs ou aux amateurs.
Ce sont des pièces qui ont quelques solides années au compteur, comme cette Bentley S3 Saloon LHD mise en circulation le 31 décembre 1963." Elle représente le summum du luxe à l'anglaise des années 60". Ce summum de luxe a un prix : 49 000 euros. C'est encore une Porsche 356 c "Outlaw" de 1964. Cette fois, c'est 149 000 euros. C'est aussi une Mercedes-Benz 300 B Cabriolet D, mise en circulation en juin 1955 et qui affiche 24 500 kilomètres au compteur." Elle fait partie des 57 exemplaires sortis de chaîne en 1954". C'est cette fois 189 000 euros. D'autres voitures sont sans prix, ou plutôt "prix sur demande".
Sur un stand, une KTM X-Bow GT-XR. Production annuelle : cent voitures et pas une de plus. Il y en a deux en Belgique, dont une appartenant à la société DRM et une autre vendue à un particulier. "C'est la voiture la plus rare du salon", explique Xavier Hougardy. Prix de base hors taxes et options, 320 000 euros. Il faut compter un demi-million pour une voiture très bien configurée, tout compris. "Sa particularité est d'avoir d'abord été développée sur piste avant d'en faire une version de route. Si vous prenez une Ferrari ou une Porsche, c'est un modèle de route qui va être poussé à l'extrême pour la piste".
À ses côtés, justement, une Ferrari 458 Spider grimpe à 239 000 euros, immatriculée en juin 2013. Elle affiche 22 260 kilomètres au compteur. "Sa particularité, c'est qu'elle est de couleur bleue Pozzi, une couleur extrêmement rare sur les Ferrari de cette époque. La tendance actuelle, c'est que les couleurs font les voitures. La même Ferrari en rouge, je ne l'affiche pas à 210 000".
Collectionneurs plutôt que spéculateurs
Plus loin, une Maserati 3 500 GT Vignale de 1964 est quant à elle proposée à 750 000 euros. La encore, la rareté joue. "Elle a été construite à très peu d'exemplaires et elle a été transformée en cabriolet par Vignale, ce qui encore plus rare. On est ici dans le tout, tout haut de gamme Maserati de l'époque", observe Sébastien Wouters, de la société Drivecity. "C'est une voiture restaurée. Une restauration, cela coûte des centaines de milliers d'euros pour une telle voiture".
La Maserati n'est toutefois pas la plus chère du stand. Une Lamborghini Diablo GT de 2000 approche le million et demi d'euros. "Elle est portée par la tendance young timer". Ce sont des voitures des années 90-2000 qui ont été fortement délaissées. "Les acheteurs sont les personnes pour qui ces voitures rappellent leur jeunesse et ont le pouvoir d'achat. Elles gagnent énormément en cote aujourd'hui".
Quelle est la tendance du marché ? "Nous encourageons toujours les acheteurs à rouler le maximum avec leur voiture. C'est comme cela qu'elles deviennent fiables et une voiture est quand même produite pour rouler. Il y a d'ailleurs de moins en moins de personnes qui achètent pour mettre la voiture dans leur garage et attendre pour la revendre plus cher. Le marché est maintenant orienté vers les passionnés. Ce n'est plus le marché spéculatif d'il y a cinq-dix ans".
