Elon Musk et Xavier Niel s'insultent sur les réseaux sociaux : "On va régler ça au Lidl"
Tout part d'une interview de Xavier Niel sur France 2, qui critique sans détour l'attitude d'Elon Musk.

- Publié le 11-02-2025 à 12h56
- Mis à jour le 11-02-2025 à 17h05

Duel au sommet. Cette semaine, deux figures du capitalisme moderne, Xavier Niel et Elon Musk, se sont livrées à un échange piquant sur les réseaux sociaux. Mais cette fois, pas question d'intelligence artificielle ou de voitures électriques : c'est sur le terrain de l'ego et des convictions que les milliardaires se sont affrontés.
C'est sur le plateau de France 2 que tout a commencé. Xavier Niel, fondateur et actuel CEO de Free, s'est laissé aller à un portrait sans concession de son homologue américain. "Le plus grand entrepreneur du monde", a-t-il d'abord concédé, avant de durcir le ton : "Il est un garçon qu'on va qualifier de… au minimum complexe. Je vais utiliser un mot difficile, il est peut-être parfois un con***d." Une attaque frontale qui ne visait pas les entreprises d'Elon Musk, mais bien ses engagements politiques. Le patron de Tesla et SpaceX, connu pour ses positions parfois controversées et désormais son implication dans le gouvernement de Donald Trump, inquiète Niel : "Il est dangereux pour ses paroles et ses propos. Certaines personnes peuvent prendre ça au premier degré."
Réponse de Musk
Quelques heures plus tard, la réponse ne s'est pas fait attendre. Fidèle à sa stratégie de communication offensive, Elon Musk a décidé d'utiliser X, son réseau social, pour contre-attaquer. "Ce mec a été envoyé en prison pour avoir été un véritable proxénète avec un groupe de prostituées", a-t-il lancé, réactivant une vieille affaire judiciaire de 2004.
Mis en examen pour proxénétisme en raison de ses investissements dans des peep-shows, Niel avait pourtant été blanchi l'année suivante. Mais qu'importe, l'accusation a fait mouche : 445 000 personnes ont vu la publication et plus de 7 300 personnes l'ont "likée".
Xavier Niel aurait pu choisir d'ignorer la provocation, mais il ne l'a pas fait. Sa réplique concise a fait sourire la toile : "On va régler ça au Lidl". Une phrase référence à une anecdote de 2023, lorsque l'homme d'affaires avait accepté un duel humoristique avec un internaute devant un supermarché Lidl à Marseille.
Une querelle qui peut amuser, mais qui peut également montrer l'accroissement des tensions entre entrepreneurs américains et européens. Alors que la question des droits de douane pèse de plus en plus sur le marché européen et que l'Europe cherche à tout prix à faire sa place dans la course à l'intelligence artificielle.
