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Tensions avec Trump et question du contrat F-35 au Canada : "Ils ont le choix entre deux mauvaises solutions"

La méthode brutale de négociation de Donald Trump, voire ses provocations, pourraient pousser ses partenaires à se désengager de certains contrats, à condition d'en avoir les mains libres. Ce qui n'est pas si évident pour le cas du F-35, vendu par Lockheed Martin à de nombreux pays, dont la Belgique.

Canada's Prime Minister Justin Trudeau speaks during a news conference about the US tariffs against Canada on March 4, 2025 on Parliament Hill in Ottawa. Trudeau said that President Donald Trump imposed tariffs on Canada to destroy the country's economy to make it easier for the United States to annex its northern neighbor. The extraordinary warning about Trump's threat to Canadian sovereignty came as the US president delivered on his vow to impose 25 percent tariffs on all Canadian goods. (Photo by Dave Chan / AFP)
Justin Trudeau, Premier ministre démissionnaire du Canada, avait déjà quelques réticences avant la confirmation du contrat F-35 avec les Etats-Unis en 2023. ©AFP or licensors

Lockheed Martin pourrait-il faire les frais des tensions entre Donald Trump et le Canada ? Le géant américain de l'aéronautique, fabricant du F-35, pourrait voir son contrat de vente remis en question en raison des prises de position de l'ancien président américain.

Dans une carte blanche publiée le 5 mars, Michael Byers, codirecteur de l'Outer Space Institute canadien et professeur à l'Université de la Colombie-Britannique, appelle Ottawa à reconsidérer sa commande de F-35A, validée en janvier 2023. Selon lui, face aux ambitions de Donald Trump – notamment ses velléités sur le Groenland et ses menaces implicites à l'égard du Canada – le gouvernement Trudeau devrait annuler son achat et privilégier d'autres options, comme les Gripen du constructeur suédois Saab.

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