Le personnel belge de Ryanair menace de partir en grève dès ce lundi : "Il y a un durcissement notable de l'attitude managériale"
La CNE dénonce des "intimidations" et des "mensonges" de la direction.

- Publié le 13-04-2025 à 17h47
- Mis à jour le 15-04-2025 à 13h04

Le personnel de Ryanair en Belgique pourrait partir en grève dès ce lundi 14 avril. Dans un communiqué, la CNE (Centrale nationale des employés) dénonce ainsi "l'échec" des dernières négociations avec la direction de la compagnie aérienne, "notamment en ce qui concerne la mise en place d'un système de volontariat pour les vols à destination de zones de conflit (Tel-Aviv en Israël et Amman en Jordanie), et à la suite d'une ultime tentative de conciliation au SPF Emploi, Travail et Concertation sociale".
"Nous avons notifié ce jour un préavis de grève qui prendra effet à partir du 14 avril 2025, et ce pour une durée indéterminée", poursuit le syndicat chrétien.
À compter de ce lundi, les membres du personnel "refusant d'opérer des vols au-dessus ou à destination de zones de guerre seront pleinement couverts par le droit de grève". La CNE parle "d'un tournant" dans un conflit qui couvait depuis plusieurs mois. "Les revendications des syndicats CNE et AVC ne reposent actuellement sur aucune base en matière de sécurité des vols, assure de son côté, Ryanair. Les opérations au départ et à destination d'Amman et de Tel Aviv font l'objet d'une solide évaluation interne et externe des risques, sur la base des informations actuelles, y compris celles publiées par l'AESA".
Selon la direction, il n'y a actuellement "aucun problème" à voler de/vers Amman ou Tel Aviv, "comme le prouve le grand nombre de compagnies aériennes européennes et internationales qui opèrent actuellement de/vers ces aéroports, y compris Air France, British Airways, Lufthansa, Iberia, et Brussels Airlines, ainsi que de nombreuses autres compagnies aériennes plus petites".
"Désinformation et mensonges"
Selon le syndicat, de nombreuses autres problématiques restent entièrement non résolues. "À ce jour, rien ne permet de croire que la direction soit disposée à rechercher des solutions acceptables sur d'autres problématiques, insiste le communiqué. Bien au contraire, nous assistons à un durcissement notable de l'attitude managériale et à une multiplication des pressions et des intimidations ainsi qu'à des manœuvres de désinformation et de mensonges".
D'après la CNE, si "aucun signal d'apaisement ou de volonté réelle de dialogue" n'est donné par la direction, le conflit social risque de s'intensifier progressivement dans les jours et semaines à venir.
