De nouveaux drones signalés ce jeudi soir dans le ciel : Le trafic aérien a repris
Ce jeudi soir, des drones ont de nouveau été observés dans le ciel à proximité de l'aéroport de Zaventem et de Liège ainsi que de la base militaire de Florennes.
- Publié le 06-11-2025 à 19h22
- Mis à jour le 07-11-2025 à 14h32

Le trafic aérien a été brièvement interrompu jeudi vers 21h20 à l'aéroport de Bruxelles en raison de la présence d'un drone à proximité. Les vols ont repris après une demi-heure, conformément à la procédure standard en cas d'"observation sérieuse", a indiqué une porte-parole de Skeyes.
Le gestionnaire du trafic aérien a confirmé l'observation d'un drone à Brussels Airport. Les vols ont donc été suspendus à titre préventif pendant une demi-heure, a-t-elle ajouté. Le trafic a repris peu avant 22h00.
C'est à peu près à la même heure que l'activité a été suspendue, pour la même raison, à l'aéroport de Liège. Là également, la procédure standard de contrôle, d'une durée de trente minutes, a été lancée.
Jeudi soir, au moment de l'interruption, huit vols étaient encore prévus au départ et 22 à l'arrivée. Des retards étaient donc probables.
Le trafic aérien est aussi bloqué en Suède. Le trafic aérien au-dessus de la ville suédoise de Göteborg est interrompu depuis 18h00 en raison de la présence présumée de drones, selon les informations communiquées par les autorités aériennes suédoises. Plusieurs vols ont été déroutés. Les vols à l'arrivée ont été déroutés vers d'autres aéroports, dont celui de Copenhague. Pour l'instant, aucun vol ne peut décoller.
La police ainsi que les contrôleurs aériens de Skeyes seraient tout de même en train d'analyser la situation.
En plus de l'aéroport de zaventem, quelques drones auraient été aperçus aux alentours et à proximité immédiate de la base aérienne de Florennes (province de Namur), a indiqué le bourgmestre de la localité, évoquant de "fortes suspicions".
La base, la zone de police et les autorités communales restent en contact permanent pour évaluer la situation.
Des drones ont également été aperçus ces derniers jours au-dessus et aux alentours du centre de recherche nucléaire SCK CEN de Mol. Cette information a été confirmée par la police locale qui a elle-même pu observer la présence d'un tel engin après avoir reçu un signalement, sans toutefois pouvoir en déterminer la provenance
La police souligne que les drones en question n'ont pas survolé le centre de recherche nucléaire en permanence. "Ils ont également été vus au-dessus du Quartier européen et de l'Ecole européenne", indique son porte-parole, Robert Lehaen. "A chaque signalement, nous nous rendons sur place avec nos équipes. Lorsque nous repérons un drone, nous essayons d'identifier son type et d'anticiper sa trajectoire, mais ce n'est pas chose facile, surtout dans l'obscurité."

Aide de l'Allemagne
Suite à cette situation, Berlin a annoncé jeudi soutenir la Belgique pour l'aider à contrer les survols de drones, face à la multiplication de vols suspects de ces engins non identifiés sur son territoire ces dernières semaines. L'information a été partagée sur X par le ministre de la Défense belge, Theo Franken.
"A la demande de la Belgique (...) la Bundeswehr soutiendra à court terme notre pays voisin en lui fournissant des capacités de lutte contre les petits systèmes aériens sans pilote", a déclaré le ministère de la Défense allemand dans un communiqué.
"La demande d'aide belge a été motivée par une augmentation significative du nombre d'observations d'aéronefs sans pilote non identifiés, y compris dans la zone des installations militaires belges", ajoute le communiqué.
Le ministre de la Défense Theo Francken a refusé de pointer du doigt la Russie derrière ces incidents, mais a évoqué une opération coordonnée menée par "des professionnels" pour "déstabiliser" la Belgique.
De premières forces de l'armée de l'air allemande sont déjà arrivées en Belgique "afin d'évaluer la situation" et de "coordonner" avec les forces armées belges la détection et "la défense contre les drones", précise le communiqué.
Cette opération souligne "la solidarité des partenaires européens face aux menaces hybrides", a déclaré le ministère de la défense.
