Cefip Academic Awards 2008 : deuxième !
La seconde édition des "Cefip Academic Awards" a couronné des étudiants ayant réalisé des travaux de fin d'études centrés sur la dynamique propre aux PME, selon des angles intéressants.
- Publié le 06-05-2009 à 00h00
La seconde édition des "Cefip Academic Awards" a couronné des étudiants ayant réalisé des travaux de fin d'études centrés sur la dynamique propre aux PME, selon des angles intéressants. Des prix particulièrement appréciés des jeunes ayant bénéficié des votes du Jury du Cefip, pour la forme d'une part, avec un diplôme encadré propre à montrer la reconnaissance des travaux présentés, mais aussi sous forme de prix en espèces, de 2 500 à 1 500 euros selon le degré atteint sur le podium. Enfin, ainsi que l'a souligné avec ferveur Frédéric Lernoux, administrateur délégué du Cefip, "nous encourageons aussi les lauréats en finançant la publication de leurs mémoires de fin de cycle ou leur thèse de doctorat". Voilà qui devrait susciter des vocations pour l'édition suivante de ces Awards (voir infos sur le site www.cefip.be).
Pour cette édition, les quatre lauréats ont présenté des travaux de grande qualité (selon les membres du jury), dont certains ont été proposés sous l'impulsion de professeurs d'université, manifestement intéressés par le sort réservé aux recommandations réalisées sur base des études. "Nous désirons par ce prix promouvoir la recherche universitaire sur le financement des PME. Mais, si nous voulons susciter ce travail, c'est aussi pour en appliquer les recommandations."
Tom Franck (KUL) a ainsi remporté le premier prix avec sa thèse de doctorat portant sur "La structure du capital et le marché des produits". Un travail pointu, évidemment, portant sur des interactions entre les mouvements de capitaux dans l'entreprise et les courants d'affaires. Le jeune spécialiste s'est notamment penché sur les rapports entre le marché des affaires et le niveau d'endettement consenti par les entreprises. Difficile à synthétiser en quelques mots, surtout sans avoir lu cette prose de qualité. Mais les participants à cette sympathique cérémonie ont été impressionnés par la maîtrise du sujet au cours de l'évocation des grandes lignes par le jeune universitaire, et par son enthousiasme pour un sujet apparemment un peu indigeste. Mais, pour Tom Franck, le jeu financier au sein des PME est important, d'autant qu'il touche 90 % des entreprises actives en Belgique, même s'il ne s'agit pas de gros porteurs.
Annemie Van Rompaey (Université d'Anvers), primée également, a pour sa part analysé les problèmes liés à l'utilisation des ratings de crédit dans le cas des PME, pour noter des carences en matière de transparence et de communication de la part des banques et des entreprises. Avec, ici aussi, des recommandations concrètes. Annemie Van Rompaey conseille par exemple aux parties prenantes de jouer la carte de la transparence, en affichant du côté des banques le "coût" d'un rating pour les PME.
Arnaud De Ganseman (Université de Mons-Hainaut) a, de son côté, décortiqué les impacts à court terme de l'introduction en Bourse d'une PME, avec les avantages liés à une meilleure visibilité, mais des obligations lourdes en matière de transparence financière. Il a analysé le cas précis de la société de services hospitaliers aux personnes Personalized Nursing Service.
Enfin, Gaëtan de Rassenfosse s'est attaché, au travers d'une étude des chiffres du Bureau européen des Brevets, à étudier la manière dont les PME utilisent ou monétisent leurs brevets. Il a notamment proposé dans un "working paper" d'adapter les tarifs des brevets à la taille des entreprises. A suivre !
