Les Proximus Towers, ce sera 272 logements et de l'Horeca perché à 88 mètres de haut
Fini les 110 000 m2 entièrement dédié aux bureaux. C'est acté, une des tours Proximus du quartier nord sera transformée en logements.

- Publié le 21-06-2024 à 12h08
Projet d'ampleur du quartier nord : Immobel a obtenu son permis pour la transformation des Proximus Towers, début juin. Entre le boulevard Simon Bolivar, la rue du progrès, la rue des Charbonniers et le boulevard Roi Albert II, la fameuse antenne qui trône fièrement sur la tour nord sera démonté mais les deux tours pousseront de deux étages (7 mètres) chacune. On fait le point sur les projets.
Fini, donc, les 113 000 m2 de bureaux. L'une des deux tours (celle au sud) va désormais accueillir du logement. La copie du promoteur a été légèrement revue suite à la commission de concertation qui réclamait plus de diversité dans les logements proposés. En augmentant le nombre de logements équipés de trois ou quatre chambres, on passe finalement de 302 logements programmés à 272 dans la version finale. En plus, on trouvera 93 logements pour des étudiants Une convention de coopération a d'ailleurs été signé avec l'UCLouvain.

L'autre tour restera dédiée aux bureaux et sera principalement occupée par Proximus qui déménage le temps de travaux.
Auditorium, salle de sport et formation
Il n'y a pas que les tours qui vont grandir de quelques mètres. Le socle où poussent les deux tours d'actuellement 102 mètres de haut et 28 étages va aussi se voir augmenter de quelques étages. Il s'élèvera à 25 mètres de haut. La toiture de ce socle sera en grande partie verdurisée et accessible aux occupants.
L'excroissance aujourd'hui présente à l'angle sud est (au croisement entre la rue du Progrès et la rue des Charbonniers) sera détruite et une autre excroissance viendra s'implanter sur le nouveau socle pour culminer à 40 mètres de haut. Cet espace devrait accueillir un centre de formation pour adultes même si les détails ne sont pas encore communiqués.

Pour tous ces occupants, on retrouvera en sous-sol 516 emplacements pour des voitures et 881 vélos.
Foot market aux 23 et 24e étages
11 000 m2 d'équipement sont programmés. Parmi eux on trouve donc le centre de formation mais aussi un auditorium de 253 places (qui pourra être ouvert à tous types d'activités même en dehors de celles des occupants) et une salle de sport. Un espace médical (500 m2) pourrait aussi voir le jour mais là aussi, peu de détails.

Enfin 5500 m2 de commerces s'installeront dans ce nouvel ensemble dont une bonne partie en rez-de-chaussée avec notamment un large hall public.
Toutefois, 2600 de ces mètres carrés seront projetés à 88 mètres de haut (aux étages 23 et 24). Ici un espace Horeca "de la surface d'un foodmarket" s'installera. C'est aussi à ce niveau que l'on trouve la fameuse passerelle qui relie les deux tours. Cette dernière sera élargie et s'intégrera dans ce commerce.

Ce projet, à cheval sur deux communes va rapporter quelque 168 000 euros à Schaerbeek en charge d'urbanisme et 592 000 à Saint-Josse. La première pourrait utiliser ce montant pour refaire les trottoirs de la rue d'Aerschot. La seconde, pour rénover des immeubles de logements communaux.
Ce projet est l'un des premiers à s'inscrire dans les "project lines" définies par les autorités publiques pour le quartier nord. Ces grandes lignes visent notamment à inciter les promoteurs à ramener du logement et des activités dans ce quartier pour le moment particulièrement dédié au bureau. "Avec la délivrance du permis d'urbanisme pour la transformation des tours Proximus, notre vision multifonctionnelle pour le Quartier Nord franchit une nouvelle étape concrète. Appartements et logements pour étudiants, commerces, activation des rez-de-chaussée, équipements sportifs, terrasses verdurisées et jardins, bureaux… Ces tours reconverties deviendront un nouveau symbole de la transformation ambitieuse du Quartier Nord en un vrai lieu de vie jour et nuit," se réjouit Ans Persoons, Secrétaire d'État bruxelloise à l'Urbanisme et au Patrimoine, qui annonce la délivrance du permis.

Cette stratégie de project lines reste toutefois critiquée par plusieurs associations actives dans la surveillance de l'aménagement du territoire. elles reprochent à cette technique de ne pas être démocratique puisque les project lines se négocient en face-à-face entre les promoteurs et les autorités sans contrôle citoyen. De plus elle n'incite pas toujours à la création de logements publics et sociaux.