Lasne, Waterloo, Linkebeek, Wezembeek ? Voici où les Bruxellois achètent une maison quand ils quittent la capitale
Les Bruxellois qui décident d'acheter une maison le font en majorité en dehors de Bruxelles.

- Publié le 09-10-2025 à 06h37
- Mis à jour le 09-10-2025 à 06h39

Où vont les Bruxellois quand ils décident de quitter la capitale ? C'est l'une des questions auxquelles répond le Baromètre des notaires centré, notamment, sur les acheteurs bruxellois en 2024. En voici les principaux enseignements.
Un, les Bruxellois qui décident d'acheter une maison le font en majorité (66,5 %) en dehors de la capitale. Plusieurs éléments expliquent cela, selon Jean Martroye de Joly, notaire à Forest : "D'abord, le prix de plus en plus élevé des maisons à Bruxelles. Ensuite l'influence du Covid et du télétravail et le fait que les candidats acheteurs sont de plus en plus à la recherche d'espaces verts. Sans oublier la fiscalité qui joue aussi un rôle puisque les droits d'enregistrement pour la résidence principale ont été abaissés en Flandre (à 2 % aujourd'hui) et en Wallonie (3 % depuis début 2025) alors qu'ils sont toujours à 12,5 % à Bruxelles, avec un abattement si le prix d'achat est inférieur à 600 000 euros".
Quand ils achètent une maison à proximité de la capitale, les Bruxellois optent principalement pour la "périphérie flamande" (19,3 %) – où l'offre est la plus abondante −, devant les communes du Brabant wallon reprises dans le baromètre (5,8 %) et les communes à facilités (4,6 %) – où l'offre est plus restreinte.

"La fiscalité joue aussi un rôle: les droits d'enregistrement pour la résidence principale ont été abaissés en Flandre et en Wallonie mais pas à Bruxelles."
Par contre, pour les appartements, le tableau est totalement différent, constatent les notaires : plus de 87 % des acheteurs bruxellois d'appartements achètent dans la capitale. "On peut penser qu'une partie de ces achats sont faits par des Bruxellois à titre d'investissement. Et qu'ils privilégient alors la capitale pour des questions de rentabilité mais aussi parce que les droits d'enregistrements sont les mêmes partout en Belgique pour l'achat d'un bien qui n'est pas la résidence principale", indique Jean Martroye.
Des écarts de prix importants
Deux, quid des prix payés par les Bruxellois qui achètent une maison à proximité de la capitale ? C'est dans les communes à facilités (Drogenbos, Kraainem, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel et Wezembeek-Oppem) que ces Bruxellois paient le plus cher (environ 590 000 euros en moyenne).
Dans la "périphérie wallonne" (sept communes du Brabant wallon, dont Waterloo, Braine-l'Alleud, Lasne, Rixensart, La Hulpe…), le prix moyen d'une maison acquise par un Bruxellois est d'environ 482 000 euros ; dans les communes de la "périphérie flamande" (Beersel, Overijse, Tervuren, Zaventem), ce prix est de 434 700 euros environ.
Les communes à facilités ciblées en priorité
Trois, justement, quels sont précisément les endroits qui attirent le plus de Bruxellois en périphérie de la capitale ? Ce sont clairement les communes à facilités où plus d'un achat d'un bien immobilier sur deux (51 %) est réalisé par un Bruxellois. C'est moins le cas en "périphérie flamande" (37 % des acheteurs sont bruxellois) et encore moins dans les communes du Brabant wallon ciblées par le baromètre : seulement 29,3 % des biens immobiliers y ont été achetés par des Bruxellois en 2024.
Les communes où la part des acheteurs bruxellois est la plus importante sont Drogenbos (près de 70 %), Linkebeek (près de 65 %), Kraainem (près de 57 %) et Wezembeek-Oppem (52,7 %) ; celles qui accueillent le moins d'acheteurs bruxellois sont situées en périphérie flamande (Merchtem, Hal) ou dans le Brabant wallon (Rebecq, Braine-l'Alleud, Lasne).