À chaque investisseur son style de gestion
Les investisseurs peuvent opter pour différentes formes de gestion en fonction de leur profil d'investissement et de leurs attentes. Analyse.
- Publié le 30-03-2026 à 11h29

Les détenteurs de portefeuilles-titres peuvent décider de gérer leur portefeuille seuls en simple exécution. Mais ils peuvent aussi choisir de déléguer cette gestion auprès de professionnels. On parlera alors de gestion-conseil ou de gestion discrétionnaire.
"Même si l'investisseur a de bonnes connaissances concernant la finance et les marchés, il est parfois utile de se faire accompagner, conseiller ou assister par un interlocuteur externe, précise Vincent Verhulst, Co-Head of private banking chez Deutsche Bank (Belgique). Cette gestion assistée permet notamment de gérer les émotions face à la volatilité, d'éviter les biais émotionnels et de ne pas surréagir aux événements."
Assistance d'un copilote
On peut alors distinguer deux types de gestion "assistée".
Il y a, d'une part, la gestion-conseil pour laquelle toutes les opérations financières sont décidées par l'investisseur. Il est, dans ce cas, assisté par un conseiller qui peut anticiper et proposer des transactions sur des titres, des fonds ou des trackers mais qui n'effectue aucune opération sans un accord préalable de la part de l'investisseur.
L'investisseur est, en quelque sorte, assisté par un co-pilote qui le conseille mais il garde le contrôle de ses décisions."
"L'investisseur reste donc maître de ses décisions d'investir. Il est, en quelque sorte, assisté par un copilote qui le conseille mais il garde le contrôle de ses décisions. La Deutsche Bank offre ce service alors que de moins en moins de banques le proposent encore", constate Vincent Verhulst.
En marge de la gestion-conseil, l'investisseur peut opter pour une autre forme de gestion, la gestion discrétionnaire. Dans ce cas, il opère dans le cadre d'une gestion déléguée qui est confiée à un spécialiste qui effectue toutes les opérations dans le portefeuille sans en référer préalablement à son détenteur. Cet expert peut gérer soit une sicav (mixte, à profil déterminé, par exemple), soit directement un portefeuille composé de valeurs individuelles, de fonds ou de trackers.
"En gestion discrétionnaire, nous nous attachons à expliquer les opérations que nous avons initiées en portefeuille à l'achat ou à la vente. Si nous n'effectuons pas d'opérations sur certaines positions, nous fournissons aussi une explication", ajoute Vincent Verhulst.
Veiller à la transparence
L'investisseur sera alors attentif à la forme que cette gestion discrétionnaire peut prendre selon les institutions qui la proposent. Dans certains cas, il s'agit souvent d'une offre de quelques fonds qui se décline en fonction des profils de risque des investisseurs et de leur horizon de placement.
Dans tous les cas, le banquier privé devra établir le profil de l'investisseur, son aversion au risque et son horizon de placement.
"Pour notre part, nous offrons plusieurs solutions avec une offre de 1800 fonds qui peuvent intégrer les portefeuilles des investisseurs en marge des trackers ou des valeurs individuelles. Nous pouvons aussi constituer des portefeuilles investis uniquement en actions, par exemple", relève Vincent Verhulst.
Dans tous les cas, le banquier privé devra établir le profil de l'investisseur, son aversion au risque et son horizon de placement. L'investisseur devra être, de son côté, très transparent avec son banquier sur ses avoirs, ses objectifs de rendement, sa transmission de patrimoine, de façon à construire le portefeuille le mieux adapté à ses attentes et à son profil de risque.
Avant de choisir son banquier privé, un détour par les spécificités de l'offre, les performances et les frais de gestion est largement conseillé.
Choisir la gestion-conseil ou la gestion discrétionnaire permet d'avoir un interlocuteur de confiance qui pourra aussi être en relation avec la génération suivante pour la guider dans ses choix de placements. À noter qu'à la Deutsche Bank ces services sont déjà disponibles à partir de 100 000 euros en gestion-conseil et de 25 000 euros en gestion discrétionnaire.
Avant de choisir son banquier privé, un détour par les spécificités de l'offre (élargie ou concentrée sur quelques fonds), les performances et les frais de gestion est largement conseillé.