Ukraine: Ianoukovitch accepte la démission du Premier ministre
Mykola Azarov, a annoncé mardi qu'il avait présenté sa démission
- Publié le 28-01-2014 à 09h30
- Mis à jour le 25-02-2014 à 12h44

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a accepté la démission du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarovselon selon un décret publié sur le site de la présidence.
Le gouvernement actuel continue cependant de travailler en attendant la formation d'une nouvelle équipe, est-il précisé.
Mykola Azarov, a annoncé mardi qu'il avait présenté sa démission, dans un communiqué publié sur le site du gouvernement au moment où s'ouvrait une session extraordinaire du Parlement sur la crise en Ukraine.
"J'ai pris la décision de demander au président (Viktor Ianoukovitch) d'accepter ma démission du poste de Premier ministre, pour créer les conditions supplémentaires d'un compromis politique et d'un règlement pacifique du conflit", a écrit M. Azarov.
"Aujourd'hui, le plus important est de préserver l'unité et l'intégrité de l'Ukraine. C'est bien plus important que toute ambition personnelle", a ajouté le chef du gouvernement.
La démission mardi du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, est "un pas vers la victoire", a réagi Vitali Klitschko, un des principaux chefs de l'opposition.
"Nous disons depuis plusieurs mois que ce qui se passe dans les rues (en Ukraine) est aussi la conséquence de la politique de l'actuel gouvernement. Ce n'est pas la victoire, mais un pas vers la victoire", a déclaré l'ex-boxeur.
le Parlement abroge les lois anticontestation
Le Parlement ukrainien a abrogé mardi les très sévères lois anticontestation qui ont conduit à une radicalisation de la contestation pro-européenne, selon des images retransmises à la télévision. Trois cents soixante et un députés ont voté l'abrogation de ces lois vivement critiquées par les pays occidentaux comme une atteinte aux libertés, et deux contre. Le résultat du vote a été accueilli par des applaudissements.
La séance a ensuite été ajournée jusqu'à 14h00 GMT et les députés doivent alors débattre d'une amnistie des manifestants interpellés lors de heurts avec la police.
Les lois anticontestation prévoyaient des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour le blocage des bâtiments publics et des amendes ou détention administrative pour les manifestants portant des masques et casques, comme de nombreux contestataires actuellement à Kiev. Elles prévoyaient aussi des travaux d'intérêt général pour les auteurs de diffamation sur internet, ce qui a été dénoncé comme une forme de censure.
L'adoption de ces textes le 16 janvier avait été suivie d'une radicalisation du mouvement donnant lieu à de violents affrontements entre manifestants et policiers qui ont fait au moins trois morts dans le centre de Kiev. La contestation s'est aussi propagée dans le pays et la plupart des administrations régionales de l'ouest sont occupées, empêchant le travail des gouverneurs nommés par le président Viktor Ianoukovitch.
