Paul Collowald, Européen d'hier et d'aujourd'hui
Paul Collowald a assisté aux tout premiers pas de la construction européenne. Il en a accompagné, au plus près, l'évolution comme journaliste, comme responsable de l'information de la Commission ensuite, puis du Parlement européen. Le livre "J'ai vu naître l'Europe", construit sur les entretiens accordés par Paul Collowald à Sophie Allaux-Izoard, retrace le parcours professionnel et personnel de cet Européen très convaincu.
- Publié le 30-11-2014 à 22h20
- Mis à jour le 01-12-2014 à 11h10

Paul Collowald a assisté aux tout premiers pas de la construction européenne. Il en a accompagné, au plus près, l'évolution comme journaliste, comme responsable de l'information de la Commission ensuite, puis du Parlement européen. Le livre "J'ai vu naître l'Europe", construit sur les entretiens accordés par Paul Collowald à Sophie Allaux-Izoard, retrace le parcours professionnel et personnel de cet Européen très convaincu.
Encore un livre sur l'histoire des débuts de l'Europe ? Oui, mais fourmillant d'anecdotes pointues sur les avancées, les reculs et les impasses de l'intégration, ainsi que sur les hommes qui l'ont entamée et poursuivie Et dont l'Histoire, déplore Paul Collowald, a tendance à négliger le rôle : "La déclaration Schuman du 9 mai 1950, c'est un tournant à 180° dans la diplomatie française", rappelle-t-il.
Constatant que l'Union européenne est à la croisée des chemins, Paul Collowald fait sienne la citation de Lincoln : "Pour savoir ce qu'il faut faire, il faut savoir d'où on vient et où on veut aller". Et de rappeler que dès la tentative, avortée, de mettre en place la Communauté européenne de Défense, il était question de créer une union politique. Ou que l'idée de mettre en place une Union économique et monétaire remonte à 1969. Autrement dit : que le cap est fixé de longue date.
Aujourd'hui âgé de 90 ans, Paul Collowald bout toujours de passion pour l'Europe. Il estime qu'il n'est pas trop tard, mais grand temps, pour éviter le naufrage de la construction européenne, qui échouera si elle n'aborde pas frontalement la question, essentielle, du partage de la souveraineté. Cet "Européen impatient, inquiet, mais pas résigné" fonde des espoirs dans l'arrivée de Juncker à la tête de la Commission. "Il a des convictions, des connaissances et de l'habileté. Et il connaît bien Paris et Berlin ? Peut-être y a-t-il un momentum."
"J'ai vu naître l'Europe", Paul Collowald, Figures d'Alsace, La Nuée Bleue, 158 pp.
Le Centre des Visiteurs de la Commission européenne organise le 2/12 à 18h30 une Conférence avec P.Collowald. Bât. Charlemagne 170 r. de la loi, 1er étage.