Stéphane Bern, ministre de la Culture ? "Jamais"

Isabelle Monnart
Stéphane Bern, ministre de la Culture ? "Jamais"
©afp

Proche d'Emmanuel Macron, auprès duquel il était ce dimanche soir pendant les deux discours du nouveau Président, l'animateur est heureux pour la France.

Sur le pont de bon matin en ce jour férié ­- en France, on célèbre encore le 8 mai 45, jour de victoire des alliés sur l'Allemagne nazie ­- Stéphane Bern est, ce lundi matin, un homme heureux. "La France n'avait pas vraiment le choix entre la démocratie et une menace sur sa démocratie", analyse-t-il. "Il se trouve que l'actuel Président est un ami. Ou plutôt était un ami personnel. Maintenant, il n' a plus d'amis. Il est seul face aux Français et je lui souhaite bonne chance… Evidemment, je suis allé le saluer. Je trouve que c'est un homme qui a du charisme, de l'empathie. J'ai assisté à ses deux discours et, je vous assure, il y avait beaucoup d'émotion. Emmanuel Macron a pris la mesure de la tâche et de la responsabilité. Et il a pris la hauteur nécessaire qui fait d'un président un presque roi."

Depuis que son amitié avec le plus jeune président de la Ve république est connue, Stéphane Bern reçoit, pourtant, de nombreux CV "de gens qui veulent se présenter aux législatives, notamment", dit-il, mi-amusé mi-sidéré. "Ma conception de la démocratie n'est pas celle-là! Je n'aide personne. Moi, je ne fais pas de politique, je suis animateur, je ne transmets même pas tous les messages qui me parviennent! Mais ça m'amuse parce que ce sont les mêmes qui, hier, me reprochaient d'être royaliste qui, aujourd'hui, me reprochent d'être ami avec Emmanuel Macron. J'ai reçu des messages de gens que j'avais un peu oubliés ou dont je pensais qu'ils m'avaient oublié."

C'est dit, donc: il ne fera pas de politique. Que ceux qui le voyaient déjà endosser l'habit du ministre de la Culture s'ôtent cette idée de la tête. "Jamais. On peut me proposer n'importe quoi, ça ne m'intéresse pas. Je suis beaucoup plus utile là où je suis, comme défenseur de l'histoire, du patrimoine et puis comme amuseur public, aussi. Parce qu'après tout, quand on fait des émissions d'humour, il faut rester à sa place. D'ailleurs, ma devise, c'est 'Je reste à ma place pour éviter qu'on m'y remette'."

Un réplique qui, un jour peut-être, figurera dans un livre comme celui qu'il vient de publier chez Albin Michel, "Piques & Répliques de l'Histoire".

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