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La délicate mécanique des échanges d'otages israéliens et de prisonniers palestiniens

Prolongée à plusieurs reprises, la trêve convenue entre Israël et le Hamas pourrait aboutir au retour d'une centaine d'otages israéliens retenus à Gaza d'ici la semaine prochaine, et entretient l'espoir fragile d'un armistice.

Nicolas Rouger, correspondant à Jérusalem
Hamas and Islamic Jihad fighters accompany a newly released Israeli hostage, held since the Hamas' October 7 attacks, before handing them over to the Red Cross in Rafah, in the southern Gaza Strip on November 28, 2023. Hamas handed over several hostages to the Red Cross in Gaza, an AFP journalist saw, part of an exchange under the terms of an extended truce in the Israel-Hamas war. The hostages, all women, were handed over by masked and armed fighters to Red Cross officials in Rafah, near the border with Egypt, the journalist said. (Photo by AFP)
Une jeune otage israélienne, avec des membres du Hamas et du Jihad islamique lors de sa libération mardi soir. ©AFP or licensors

Vingt et un otages thaïlandais, deux Russes et soixante des otages israéliens retenus à Gaza depuis l'offensive meurtrière menée par le Hamas le 7 octobre ont été libérés depuis le 24 novembre, à la faveur d'une trêve qui pourrait s'étendre jusqu'au début de la semaine prochaine. En retour, 180 prisonniers palestiniens ont retrouvé la liberté. Après six jours de cet exercice complexe, les publics israélien et palestinien commencent à s'habituer à un processus aussi minutieux que fragile. Tous les jours, une liste des otages qui seront libérés le lendemain est établie. Elle est communiquée par le Hamas au chef de l'agence de renseignement israélienne (Mossad) David Barnea, par l'intermédiaire du Qatar avant d'être transmise au premier ministre, Benjamin Netanyahou, dont le gouvernement averti alors les familles.

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