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La peine de mort recule dans le monde, mais elle bat son plein au Moyen-Orient

Hormis la Chine, inaccessible (dans tous les sens du terme), les États bordant le Golfe totalisent plus de neuf exécutions sur dix en 2024, selon le rapport annuel d'Amnesty International.

Anti-death penalty activists place signs along the road heading to Holman Correctional Facility in Atmore, Ala., ahead of the scheduled execution of Kenneth Eugene Smith on Thursday, Jan. 25, 2024. The state plans to put Smith to death with nitrogen gas, the first time the new method has been used in the United States. (AP Photo/Kim Chandler)
L'exécution par injection d'azote, une première, de Kenneth Eugene Smith, le 25 janvier 2024 en Alabama, avait mobilisé des militants anti-peine de mort.

Plus de mille cinq cents personnes sont mortes, l'an dernier dans le monde, du fait d'une exécution capitale. Dans la livraison 2024 de son rapport annuel sur la peine de mort, publié ce mardi, Amnesty International a constaté une hausse de près d'un tiers de ces exécutions en un an, pour établir un nouveau record en une décennie. Au moins 1 518 personnes sont décédées à la suite de leur mise à mort dans quinze pays en 2024, contre 1 153 dans seize pays en 2023. Ce chiffre, qui représente une augmentation de 32 % en un an, est le plus haut relevé depuis 2015, année pour laquelle Amnesty avait recensé 1 634 exécutions.

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