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À court de souffle, Viktor Orban n'utilise plus qu'un seul argument de campagne et s'est même emporté de façon très inhabituelle

Le Premier ministre hongrois, candidat à un 5e mandat d'affilée, peine à faire vibrer les foules comme autrefois. Son seul argument de campagne pour les élections du 12 avril : une théorie du complot pour installer un gouvernement "pro-Ukraine" en Hongrie.

Corentin Léotard
Hungarian Prime Minister Viktor Orban addresses the audience during the first Patriotic Rally at the Millenaris Cultural Center in Budapest, Hungary, March 23, 2026, a key campaign event for the upcoming April elections. In the April 12, 2026 vote, Hungarian Prime Minister Viktor Orban is facing his toughest challenge since he returned to power in 2010, according to opinion polls, against a backdrop of a stagnating economy and growing discontent with public services, among other issues. (Photo by Attila KISBENEDEK / AFP)
Viktor Orban ©AFP or licensors

Sur les images publiées sur les réseaux sociaux, la foule semble nombreuse, compacte et enthousiaste. Il s'agit de se montrer plus fort que l'adversaire, à savoir Tisza, le parti de Péter Magyar qui entend faire chuter le Premier ministre Viktor Orban de son trône.

La réalité est moins réjouissante. Trois ou quatre cents personnes à peine s'étaient rassemblées ce mardi soir à Ócsa, une petite ville de dix mille habitants à une trentaine de kilomètres au sud de Budapest. Le temps froid et venteux a sans doute dissuadé des partisans du Fidesz de venir encourager le doyen de la politique hongroise et européenne. Peut-être également les sondages en berne.

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