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La Commission européenne propose de ne plus accorder la protection temporaire aux Ukrainiens en âge de combattre

Les nouveaux arrivants en âge de combattre n'auraient plus droit au régime. Une mesure réclamée par Kiev mais qui inquiète déjà les défenseurs des droits humains.

Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, le 10 mars 2026.
Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, le 10 mars 2026. ©Belga

La Commission européenne a proposé ce vendredi de prolonger d'un an la protection temporaire accordée aux Ukrainiens fuyant la guerre d'agression menée par la Russie. Activé en mars 2022, ce mécanisme devait initialement arriver à échéance en mars 2027. Il courra désormais jusqu'en mars 2028. Mais pas pour tout le monde.

Cette extension s'accompagne en effet d'un changement de taille : à la demande des autorités ukrainiennes, la protection temporaire ne sera plus accordée aux nouveaux arrivants qui ne sont pas autorisés par Kiev à quitter le territoire en raison de leurs obligations militaires. Trois catégories de personnes sont concernées : les hommes en âge d'être mobilisés (25 à 60 ans), ceux qui le seront bientôt (23 à 25 ans), et les volontaires ayant effectué leur service militaire dès 18 ans. La mesure ne concerne toutefois que les nouvelles demandes : les personnes bénéficiant déjà d'une protection temporaire dans l'Union européenne (UE) ne sont pas affectées.

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