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Au Burundi, droits de l'Homme ou terres rares ? Un ex-ambassadeur américain a choisi

Contrairement à l'UE, Washington vient de lever les sanctions visant des officiels burundais. Une décision qui épouse les intérêts miniers de l'ex-ambassadeur américain dans les Grands Lacs, Peter Pham.

François Misser
Au Burundi, droits de l'Homme ou terres rares ? Un ex-ambassadeur américain a choisi

La décision, le 18 novembre 2021, par le président Joe Biden de lever les sanctions imposées en novembre 2015 au Burundi à huit personnalités (sept officiels et un opposant impliqué dans la lutte armée) a intrigué et indigné les défenseurs des droits de l'Homme.

L'affirmation par Joe Biden que la situation ayant justifié ces sanctions, notamment "les meurtres et violences contre des civils", observés depuis avril 2015, a été "modifiée de manière significative par les événements de l'année écoulée", n'a pas convaincu. Elle a été contredite par des rapports de l'Onu et d'organisations de défense des droits de l'Homme. Sur la base des mêmes faits, l'UE a renouvelé en octobre le gel des avoirs et l'interdiction de visa frappant trois officiels et un opposant.

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