Cinq employés de Médecins sans Frontières enlevés dans le nord du Cameroun
Cinq employés tchadien, sénégalais, franco-ivoirien et camerounais de Médecins sans Frontières ont été enlevés jeudi par des hommes armés dans l'Extrême-Nord du Cameroun où opèrent des groupes djihadistes, ont annoncé vendredi à l'AFP l'ONG et un responsable de l'administration locale.

- Publié le 25-02-2022 à 14h21
- Mis à jour le 25-02-2022 à 14h40

"Des hommes armés se sont introduits au domicile de MSF" et "cinq membres de notre équipe ont été emmenés" à Fotokol, à la frontière avec le Nigeria, où les groupes djihadistes Boko Haram et État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) attaquent régulièrement les civils, a indiqué MSF dans un courriel à l'AFP.
Trois travailleurs humanitaires, une Franco-Ivoirienne, un Sénégalais et un Tchadien, ainsi que deux gardes de sécurité camerounais ont été enlevés, a précisé à l'AFP un responsable de l'administration locale, qui a requis l'anonymat.
"Rien ne permet de lier cet acte aux attaques de Boko Haram. Nous ne savons pas si c'est un simple vol qui a mal tourné. Un coffre-fort a été ouvert", a-t-il ajouté, précisant que l'armée est à leur recherche.
"Ni l'identité ni les motifs des auteurs ne sont connus à ce jour", a de son côté indiqué MSF.
Fotokol, situé dans l'Extrême-Nord du Cameroun, se trouve près du Lac Tchad, vaste étendue d'eau et de marécages qui étend ses rives dans quatre pays: Tchad, Niger, Cameroun et Nigeria.
Les djihadistes conduisent régulièrement des attaques contre les militaires et les civils dans toute la zone.
En septembre 2019, six soldats camerounais avaient été tués près de Fotokol après l'attaque d'un poste militaire par Boko Haram.
En août, au moins 26 militaires tchadiens avaient été tués dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun, par des djihadistes qui ont aussi multiplié, ces dernières années, les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l'Extrême-Nord du Cameroun.
