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Au Mali, le pouvoir semble actuellement incapable de contrer les opérations des djihadistes

Les djihadistes font monter la pression sur la junte malienne.

H. Le.
Assimi Goita
©AP

Onze attaques terroristes en moins d'une semaine. Quinze militaires et trois civils tués, au moins une cinquantaine de blessés. Trois attaques coordonnées mercredi, cinq la semaine précédente dans le centre du pays et aux portes de Bamako et une attaque par deux camions suicides vendredi dernier à Kati, au centre du dispositif militaire de la junte malienne.

Cette multiplication d'attaques attribuées essentiellement au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaïda), inquiète au Mali mais aussi dans toute la région sahélienne car elle démontre la capacité de ces djihadistes à coordonner des actions dans plusieurs villes du pays et à viser le cœur de l'armée et la banlieue de la capitale, Bamako. Ces attaques démontrent aussi une capacité à perpétrer des actions dans le sud du pays jusqu'ici relativement épargné.

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