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Un nouveau front politique se dessine au Congo. "Une obligation face à la dictature qui s'installe"

Un large panel d'opposants unis contre le changement de la Constitution.

Des manifestations sont annoncées toutes les semaines dans l'ancien grand Katanga.
Un front politique se dessine en RDC contre le changement de la Constitution voulu par le président Tshisekedi. ©DR

La garde rapprochée du président congolais Félix Tshisekedi n'essaie plus de taire l'ambition de son leader. Il entend bien changer la Constitution en République démocratique du Congo.

Le chef de l'État refuse pour l'instant de se prononcer sur ses ambitions personnelles en marge de ce changement de Constitution. Mais, pour l'opposition congolaise, "elles sont tout à fait claires", comme l'explique Hervé Diakiese, le porte-parole du parti Ensemble de Moïse Katumbi. "Félix Tshisekedi veut s'éterniser au pouvoir", affirme-t-on au PPRD de Joseph Kabila, en ajoutant : "On ne veut pas d'un retour en arrière de 30 ou 40 ans. On ne veut plus d'un Mobutu, fût-il light". Franck Diongo, un autre opposant, ancien "compagnon de lutte d'Étienne Tshisekedi", devenu une des bêtes noires du fils, abonde dans le même sens. Seth Kikuni, un autre opposant, candidat aux présidentielles de 2018 et 2023, vient d'être condamné à un an de prison ferme à Kinshasa pour "incitation à la désobéissance civique" et "propagation de faux bruits". Il avait été arrêté le 2 septembre suite à des propos tenus en août devant des militants à Lubumbashi. Pour son avocat, Me Laurent Onyemba, "il s'agit d'un procès inique. Félix Tshisekedi veut faire taire l'opposition et toutes voix dissidentes".

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