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Les Marocains attendent toujours le million d'emplois promis par "Super Akhannouch"

En 2021, Aziz Akhannouch, riche homme d'affaires élu à la tête du gouvernement marocain, avait pris dix engagements emblématiques. En cinq ans, seule la protection sociale a été réellement renforcée. Il ne se représentera pas aux législatives du 23 septembre.

Julie Chaudier
Prime Minister of Morocco Aziz Akhannouch attends a national tribute to late French philosopher and sociologist Edgar Morin at the Hotel des Invalides in Paris on June 2, 2026. Edgar Morin has died at the age of 104, on May 29, 2026. (Photo by Teresa Suarez / POOL / AFP)
Aziz Akhannouch, vu à la cérémonie d'hommage national au philosophe et sociologue Edgar Morin, le 2 juin à Paris.

"Nous avons inauguré une page nouvelle dans l'histoire de la solidarité nationale, en permettant à quelque 4 millions de familles de bénéficier d'une aide sociale directe", a lancé le chef du gouvernement marocain, le 15 avril dernier. Au terme de cinq ans de mandat, Aziz Akhannouch, cacique parmi les caciques, a réaligné parfaitement et de façon revendiquée l'action du gouvernement avec les grandes orientations royales.

Après dix ans de gouvernement islamiste, cet entrepreneur milliardaire réputé proche du Roi n'a cependant pas plus produit de révolution que son prédécesseur. Sur les dix grands engagements qu'il avait pris auprès des Marocains, un seul – mais pas des moindres – a été réellement approché : l'amélioration de la protection sociale.

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