Twitter coupable de discrimination sur base du genre ? D'anciennes collaboratrices intentent une action en justice

La vague de licenciements du mois de novembre chez Twitter a touché plus durement les femmes, affirment d'anciennes collaboratrices. Elles ont intenté une action en justice contre l'entreprise rachetée et gérée par Elon Musk, pour discrimination sur base du genre.

Attorney Shannon Liss-Riordan, foreground, speaks in front of former Twitter employees Dmitry Borodaenko, rear left, and Wren Turkal during a news conference outside of a federal courthouse in San Francisco, Thursday, Dec. 8, 2022. Borodaenko and Turkal are some of the former Twitter employees suing the company in federal court after losing their jobs when billionaire Elon Musk took over. (AP Photo/Jeff Chiu)
L'avocate Shannon Liss-Riordan, au premier plan, parle devant d'anciens employés de Twitter, Dmitry Borodaenko, à l'arrière gauche, et Wren Turkal, lors d'une conférence de presse devant un tribunal fédéral à San Francisco, jeudi 8 décembre 2022. Borodaenko et Turkal font partie des anciens employés de Twitter qui poursuivent l'entreprise devant un tribunal fédéral après avoir perdu leur emploi lorsque le milliardaire Elon Musk en a pris le contrôle. ©Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Peu après avoir racheté l'entreprise de micro-blogging, Elon Musk s'est empressé de licencier la moitié des 5.134 travailleurs et travailleuses. 57% du total des collaboratrices ont été licenciées, contre 47% des hommes au sein de l'entreprise, stipule la plainte. Au sein des emplois plus techniques, la différence de traitement est encore plus frappante: Twitter s'est séparé de 68% des femmes et de 48% des hommes employés.

Les deux plaignantes, Willow Wren Turkal et Carolina Bernal Strifling, ont déclaré ne pas être surprises du fait que davantage de femmes aient été licenciées, puisqu'Elon Musk s'adonne régulièrement à des déclarations sexistes.

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Les mesures mises en place par Musk après le licenciement collectif ont également désavantagé les femmes, selon la plainte. Le chef de Twitter exige du personnel qu'il travaille de longues heures au bureau, ce qui obligeait les employés qui devaient s'occuper d'enfants à quitter leur emploi. Les plaignantes craignent également que les employés licenciés soient contraints de renoncer à leurs droits en vue d'obtenir des indemnités de licenciement.

L'action en justice, que Mmes Striffling et Turkal disent déposer au nom d'un groupe plus important de femmes, n'est pas la première à laquelle Twitter fait face à la suite du licenciement collectif de novembre. Des employés licenciés ont également attaqué la société pour ne pas les avoir informés de leur perte d'emploi dans le délai légal.