"Nous savons exactement ce qui va se passer à présent avec l'Ukraine. Donald Trump a capitulé devant Vladimir Poutine"
John Bolton, conseiller à la Sécurité nationale lors du premier mandat de Trump, a vivement critiqué l'approche américaine concernant les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
- Publié le 13-02-2025 à 16h20
- Mis à jour le 13-02-2025 à 17h31

L'ancien conseiller de Trump, avec lequel il a travaillé entre 2018 et 2019, s'est récemment exprimé au sujet des futures négociations entre la Russie et l'Ukraine, que les États-Unis, et son nouveau président, souhaiteraient voir aboutir incessamment sous peu.
Ce mardi, le nouveau président américain s'est en effet entretenu à ce sujet avec son homologue russe pendant plus d'une heure et demie au téléphone.
Poutine vainqueur
Comme l'indiquent nos confrères de HLN, pour John Bolton, les manœuvres entreprises par l'administration Trump n'ont qu'un objectif : satisfaire les exigences de Vladimir Poutine. "Je pense que nous savons exactement ce qui va se passer. Le président Trump s'est rendu à Poutine, avant même que les négociations n'aient commencé", a déclaré le conseiller, âgé de 76 ans, aux antennes de la CNN.
Sur X (anciennement Twitter), John Bolton a même été plus loin, révélant, selon lui, la stratégie du président russe, et le rôle des États-Unis dans l'équation : "Poutine ne veut pas du tout négocier avec Zelensky. Il veut négocier avec Trump, parce qu'il pense qu'il peut obtenir davantage de résultats avec lui. Et il a raison".
"Honte à l'administration Trump"
Pour l'ancien conseiller à la Sécurité nationale, la prise de position actuelle des États-Unis quant à la guerre en Ukraine pourrait avoir de graves répercussions, que ce soit au niveau national ou international. "Honte à l'administration Trump", a-t-il conclu sur X. "Il est inadmissible de permettre à la Russie de porter atteinte à la souveraineté de l'Ukraine".
Cette semaine, le nouveau secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s'était déjà montré intransigeant concernant les demandes de l'Ukraine lors de futures négociations, en soulignant qu'elle devrait renoncer à ses territoires occupés, ainsi qu'à sa candidature à l'OTAN.

