La rencontre entre Trump et Zelensky tourne à l'affrontement verbal, le président ukrainien quitte la Maison Blanche de manière prématurée

Une rencontre très attendue ce vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Suivez les dernières informations en direct!

Donald Trump, qui a considérablement adouci ses commentaires à propos de Volodymyr Zelensky, a accueilli le président ukrainien vendredi pour une visite dont les enjeux vont bien au-delà de l'accord qu'ils signeront sur les minerais stratégiques.

Le président républicain, qui a rompu avec la politique de soutien à Kiev de son prédécesseur Joe Biden tout en se rapprochant de Vladimir Poutine, a serré la main du chef d'Etat ukrainien.

Tous deux ont échangé quelques mots puis brièvement posé pour les photographes avant que Donald Trump n'entraîne son invité vers le Bureau ovale, où ils doivent avoir un entretien. Une conférence de presse commune est ensuite prévue à 13h00 locale (18h00 GMT).

Suivez l'évolution des événements dans notre direct ci-dessous:

Fin de live

C'est ici que ce live dedié à la rencontre entre Trump et Zelensky à la Maison Blanche se termine. Merci de l'avoir suivi et à bientot pour de prochains directs. 

Zelensky a "surestimé ses atouts en main", estime Trump
Meloni plaide pour un sommet "sans délais" entre les Etats-Unis, l'Europe et leurs "alliés"

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé vendredi soir à la convocation "sans délais" d'un "sommet" entre les Etats-Unis, l'Europe et leurs alliés sur l'Ukraine, peu après la vive altercation ayant opposé à la Maison Blanche Donald Trump et Volodymyr Zelensky."Un sommet sans délais est nécessaire entre les Etats-Unis, les Etats européens et leurs alliés pour parler franchement de la façon dont nous entendons affronter les grands défis d'aujourd'hui, en commençant par l'Ukraine, qu'ensemble nous avons défendue ces dernières années", a déclaré Mme Meloni dans un communiqué.

"Le monde libre a besoin d'un nouveau leader", estime Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne
Orban (Hongrie) remercie Trump pour avoir défendu "la paix"
La Belgique assure l'Ukraine de son soutien après l'altercation Trump-Zelensky

La Belgique a assuré l'Ukraine de son soutien après l'altercation, vendredi soir à la Maison Blanche, entre le président des États-Unis Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Nous soutenons l'Ukraine et le peuple ukrainien dans leur combat historique pour se défendre contre une agression russe non provoquée. Leur combat est notre combat. Unis, nous sommes forts", a posté le Premier ministre Bart De Wever sur les réseaux sociaux.

"Ukraine, compte sur nous", a écrit le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot. "Nous serons toujours à tes côtés. Aux côtés du pays qui lutte depuis 3 ans pour sa liberté. Un pays dont la souveraineté et l'intégrité territoriale ont été violées. Ensemble, nous devons relever ce défi. Pour une paix juste, complète et durable. La Belgique et l'UE resteront du bon côté de l'histoire", a assuré le chef de la diplomatie belge, en mentionnant Volodymyr Zelensky.

Macron a parlé au président ukrainien

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi après la vive altercation entre ce dernier et l'Américain Donald Trump, a annoncé l'Elysée."Oui ils se sont parlé", a indiqué une conseillère du président français après un affrontement verbal inédit de 

Ursula von der Leyen salue la dignité de Volodymyr Zelensky
Moscou estime que Trump a fait preuve de "retenue" face à "l'ordure" Zelensky

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a estimé que le président américain Donald Trump et son vice-président JD Vance avaient fait preuve de "retenue" face à "l'ordure" Volodymyr Zelensky lors de leur vive altercation vendredi à la Maison Blanche.

"Je pense que le plus gros mensonge de Zelensky, parmi tous ses mensonges, est sa déclaration à la Maison Blanche selon laquelle le régime de Kiev était seul en 2022, sans soutien. La façon dont Trump et Vance se sont contenus et n'ont pas giflé cette ordure relève du miracle de retenue", a écrit Mme Zakharova sur Telegram.

Zelensky remercie les Etats-Unis pour sa visite après son altercation avec Trump

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié les Etats-Unis et Donald Trump pour sa visite à Washington, après pourtant une vive altercation avec le président américain à la Maison Blanche, assurant "travailler" en vue d'une "paix juste durable" en Ukraine.

"Merci l'Amérique, merci pour le soutien, merci pour cette visite. Merci au président, au Congrès et au peuple américain", a-t-il écrit sur X. "L'Ukraine a besoin d'une paix juste et durable et nous travaillons là-dessus", a-t-il ajouté dans ce bref message.

LES COULISSES DE LA RENCONTRE

Quelques heures avant la rencontre, l'Ukraine a affirmé que des soldats russes avaient lancé une attaque dans la région frontalière de Soumy depuis celle voisine de Koursk en Russie, dont une petite partie est occupée par Kiev.

US President Donald Trump greets Ukraine's President Volodymyr Zelensky as he arrives at the White House in Washington, DC, February 28, 2025. (Photo by Tierney L CROSS / AFP)
US President Donald Trump greets Ukraine's President Volodymyr Zelensky as he arrives at the White House in Washington, DC, February 28, 2025. (Photo by Tierney L CROSS / AFP) ©AFP or licensors

"J'ai dit ça?"

La Russie a elle annoncé la nomination d'un nouvel ambassadeur aux Etats-Unis, Alexandre Dartchiev, au lendemain de pourparlers bilatéraux à Istanbul.

L'imprévisible Donald Trump, connu pour ses volte-faces spectaculaires, a minimisé jeudi ses propos de la semaine dernière sur le président ukrainien, qu'il avait qualifié de "dictateur".

"J'ai dit ça?", a feint de s'étonner le président américain. "J'arrive pas à croire que j'ai dit ça. Question suivante", a-t-il ajouté, affirmant ensuite avoir "beaucoup de respect" pour son homologue ukrainien.

Le changement de ton de l'ancien promoteur immobilier, qui en matière politique ou diplomatique n'aime rien tant que de conclure un "deal" forcément avantageux, est-il dû à la signature attendue, justement, de l'un de ces accords chers au républicain?

L'accord-cadre que Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent signer vendredi porte sur l'accès des Etats-Unis aux ressources du sous-sol ukrainien, exigé par le président américain en compensation de l'aide militaire et financière versée depuis trois ans.

"Nous allons creuser, creuser, creuser", s'est réjoui jeudi le républicain de 78 ans.

L'accord ne correspond toutefois pas aux exigences initiales du président américain, qui voulait la mention d'un montant de 500 milliards de dollars, disparu du texte final. Il établit un fonds d'investissement commun dans les minerais, hydrocarbures et investissements.

Le texte ne prévoit pas non plus de garanties de sécurité pures et dures pour l'Ukraine dans le cadre d'une cessation des hostilités, même si Donald Trump a dit jeudi que cet accord fonctionnerait comme une sorte de "filet de sécurité".

"Je ne pense pas que quiconque va chercher des ennuis si nous sommes (en Ukraine) avec beaucoup de travailleurs" pour exploiter des minerais, a ajouté le président américain.

President Donald Trump welcomes Ukraine President Volodymyr Zelenskyy at the White House in Washington, Friday, Feb. 28, 2025. (AP Photo/Ben Curtis)
President Donald Trump welcomes Ukraine President Volodymyr Zelenskyy at the White House in Washington, Friday, Feb. 28, 2025. (AP Photo/Ben Curtis) ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Manganèse et graphite

L'Ukraine concentrerait quelque 5% des ressources minières mondiales mais celles que Donald Trump convoite sont pour la plupart inexploitées, difficiles à extraire, ou de facto sous contrôle russe, car dans des territoires occupés.

Les enjeux de la venue de Volodymyr Zelensky vont toutefois bien au-delà du manganèse et graphite dont le sol ukrainien regorge.

L'Ukraine et l'Europe ont suivi avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlé le 12 février et qui ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre, avec l'objectif, pour l'impatient milliardaire républicain, d'aller vite.

Le président américain répète qu'il a confiance dans le président russe, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris sur la fragilité de toute trêve qui ne serait pas accompagnée d'un solide dispositif de contrôle et de sécurité garanti par l'Amérique.

Jeudi, il s'est dit convaincu que Vladimir Poutine "tiendrait parole" en cas de cessez-le-feu.

Donald Trump refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre. Il a totalement fermé la porte à une potentielle adhésion à l'Otan, espérée par Volodymyr Zelensky, en l'invitant à "oublier" une telle perspective.

Mais le président américain a jugé jeudi qu'en cas d'accord de paix Kiev pourrait retrouver certains territoires: "Nous allons essayer d'en récupérer autant que possible."

Il a aussi estimé que les troupes ukrainiennes, "peu importe ce que vous en pensez, (avaient) combattu très vaillamment".

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